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Faits et statistiques


Violence faite aux femmes

Autonomie économique

 

Violence faite aux femmes

Violence conjugale - Statistiques pour l’Ontario

La violence conjugale continue d’être un phénomène important en Ontario.

  • 7 % des Ontariennes vivant avec un conjoint de fait ou de droit ont déclaré avoir été victimes d’agression physique ou sexuelle commise par leur conjoint au moins une fois durant la période allant de 1999 à 20041.
    • 8 victimes de violence conjugale sur 10 étaient de sexe féminin 2.

La violence conjugale peut entraîner la mort. Selon le rapport du Comité d’examen des décès dus à la violence familiale pour la province de l’Ontario en 2008 :

  • Entre 2002 et 2007, il y a eu en tout 166 dossiers de décès dus à la violence familiale, ce qui se traduisait par 230 morts, dont 142 femmes, 23 enfants et 65 hommes3.
  • Dans ces dossiers, les crimes avaient été commis par un homme dans 92 % des cas et les femmes représentaient 92 % des victimes4.
  • La majorité des hommes qui ont perdu la vie dans des dossiers d’homicide commis par un membre de la famille entre 2002 et 2007 étaient les auteurs du crime qui se sont suicidés après5.

Selon les données de Statistique Canada :

  • Il y a eu environ 25 femmes victimes d’homicide conjugal chaque année en Ontario entre 1975 et 20046.
  • Les homicides entre conjoints représentent environ 14 % de tous les homicides en Ontario7.

Statistiques pour l’ensemble du Canada

  • Dans 1 homicide sur 5 au Canada, c’est un partenaire intime qui est tué8.
  • Les femmes étaient toujours les plus susceptibles d’être les victimes dans les affaires de violence conjugale signalées à la police, car elles représentaient 83 % des victimes, par rapport à 17 % pour les hommes9.
  • La plus forte proportion de victimes de violence conjugale se retrouve chez les 25 à 44 ans10.
  • Un peu plus du tiers des agressions entre conjoints sont signalées à la police11.
  • En 2004, les femmes autochtones étaient trois fois plus susceptibles d’être victimes de violence conjugale que les femmes ou les hommes non autochtones, et le taux d’homicides entre conjoints chez les femmes autochtones était huit fois supérieur à celui des femmes non autochtones12.
  • Près de 40 % des femmes agressées par leur conjoint ont déclaré que leurs enfants avaient été témoins de la violence à leur endroit et, dans bien des cas, que la violence était grave13.
  • Les coûts sociaux de la violence faite aux femmes peuvent être élevés14 :
    • La violence conjugale a des conséquences psychologiques, physiques, sociales et économiques pour les victimes, leur famille et la société.
    • On a évalué à des milliards de dollars les coûts économiques de la violence faite aux femmes sur le plan de la santé, de la justice pénale, des services sociaux et de la perte de productivité.

Utilisation des refuges15

Le 16 avril 2008, Statistique Canada a réalisé une enquête sur l’utilisation des refuges dans tout le pays. Cette enquête a permis de constater ce qui suit :

Statistiques pour l’Ontario

  • Le jour de l’enquête, il y avait 30 671 femmes et enfants qui séjournaient dans divers types de refuges en Ontario.
  • 74 % des femmes qui résidaient dans un refuge en Ontario cherchaient à échapper à la violence infligée par un conjoint ou un partenaire, actuel ou ancien.
  • Il y avait 29 femmes pour 100 000 femmes mariées, séparées ou en union libre en Ontario qui résidaient dans un refuge pour se soustraire à la violence subie aux mains d’un conjoint ou un d’un partenaire, actuel ou ancien.

Statistiques pour l’ensemble du Canada

  • Plus de la moitié des femmes violentées dans les refuges ont été admises avec leurs enfants.
  • Chez les femmes admises dans un refuge qui se disaient victimes de violence, 65 % ont invoqué la violence psychologique et 55 %, la violence physique, tandis que le quart des femmes ont déclaré vouloir protéger leurs enfants contre l’observation de la violence envers leur mère.
  • Une femme sur quatre voulait échapper à du harcèlement (28 %) ou à de la violence sexuelle (24 %).

Sources :

1-2, 7, 9-10 : Statistique Canada, La violence familiale au Canada, 2008.

3-5 : Sixième rapport annuel du Comité d’examen des décès dus à la violence familiale, Bureau du coroner en chef, 2008.

6, 8, 11-14 : Statistique Canada, Mesure de la violence faite aux femmes, 2006.

15 : Sauvé, J. et Burns, M. 2009, Les résidents des refuges pour femmes violentées au Canada, 2008, Juristat, 29 (2), Statistique Canada.


 

AGRESSION SEXUELLE 1

Selon l’Enquête sociale générale (ESG) sur la victimisation réalisée en 2004 :

  • Moins de 1 victime d’agression sexuelle sur 10 signale le crime à la police. Puisque seulement une faible proportion de ces crimes sont consignés officiellement par les forces de l’ordre, la fréquence des agressions sexuelles au Canada s’est révélée difficile à quantifier.

Données de la police pour 2007 :

  • En Ontario, 61 agressions sexuelles pour 100 000 habitants avaient été signalées à la police.

Statistiques pour l’ensemble du Canada

  • Un nombre disproportionné de femmes sont victimes d’agressions sexuelles et c’est aussi un nombre disproportionné d’hommes qui sont les auteurs de ces crimes. Selon les données de la police pour 2007 :
    • 97 % des personnes inculpées d’une agression sexuelle étaient de sexe masculin.
    • Le taux de victimisation sexuelle chez les femmes était 5,6 fois plus élevé que celui des hommes.
  • L’âge constitue un facteur de risque de victimisation sexuelle :
    • Selon les données de la police pour 2007, 58 % de toutes les victimes d’agression sexuelle étaient âgées de moins de 18 ans et la grande majorité de ces jeunes (81 %) étaient de sexe féminin.
    • Le quart des agressions sexuelles signalées par la police en 2007 avaient été commises contre des enfants de moins de 12 ans.
    • L’ESG de 2004 révèle que le taux d’agressions sexuelles chez les jeunes de 15 à 24 ans était 18 fois plus élevé que le taux enregistré par les Canadiens de plus de 55 ans.
  • Les agressions sexuelles sont plus susceptibles de se produire lorsque la victime et l’agresseur se connaissent.
    • Plus de la moitié (55 %) des agressions sexuelles déclarées dans la cadre de l’ESG de 2004 avaient été commises par un agresseur qui était un ami ou une connaissance de la victime, les agressions perpétrées par un étranger représentant 35 % des incidents.
    • Les données de la police pour 2007 montrent que la victime et l’auteur se connaissaient dans 82 % des affaires d’agression sexuelle, alors que dans environ 18 % des cas, la victime ne connaissait pas son agresseur.
  • Dans les cas d’agression sexuelle, des accusations ont été portées dans plus du tiers des infractions signalées. Toutefois, devant les tribunaux pour adultes, les agressions sexuelles sont moins susceptibles que les autres crimes violents de mener à un verdict de culpabilité.

HARCÈLEMENT

Statistiques pour l’ensemble du Canada

  • Selon l’Enquête sur la violence envers les femmes réalisée par Statistique Canada en 1993, 23 % des Canadiennes ont été victimes de harcèlement sexuel relié au travail; plus de la moitié d’entre elles (55 %) ont été harcelées par un collègue2.
  • Les femmes victimes de harcèlement sexuel au travail ont fait part des conséquences négatives qui s’ensuivent : perte de leur emploi, relations moins bonnes avec leurs collègues, perte de leurs amis, tensions avec des membres de leur famille, dépression, anxiété, perte d’estime de soi et maladie physique3.
  • En tout, 11 % des femmes non autochtones et 21 % des femmes autochtones au Canada ont déclaré avoir été victimes de harcèlement criminel entre 1999 et 20044.
  • En 2006, près de 16 000 incidents de harcèlement criminel, où la victime est suivie, reçoit des messages menaçants ou des cadeaux non désirés ou se fait contacter à répétition, ont été signalés à la police5.
    • Les victimes étaient des femmes dans 76 % des cas.
    • La plupart des victimes connaissaient le harceleur.
    • Les femmes étaient plus susceptibles d’être suivies, d’être épiées et d’avoir le harceleur posté à l’extérieur de leur résidence et de leur lieu de travail.
  • Selon une enquête de Statistique Canada, la majorité (63 %) des victimes de harcèlement criminel avaient décidé de ne pas informer la police de ces affaires6.
  • Les femmes victimes étaient deux fois plus susceptibles d’être harcelées par un conjoint que les victimes de sexe masculin7.

Sources :
1 Statistique Canada, Les agressions sexuelles au Canada, 2004 et 2007, 2008.
2 Statistique Canada, Le harcèlement sexuel et le travail, L’emploi et le revenu en perspective, vol. 6, numéro 4, hiver 1994.
3 Centre for Research on Violence Against Women and Children, Workplace Harassment and Violence, 2004.
4 Statistique Canada, Mesure de la violence faite aux femmes, 2006.
5-7 Statistique Canada, La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2008.


 

Autonomie économique

Les femmes et le travail

  • La participation accrue des femmes au marché du travail a constitué l’une des plus importantes tendances sociales au Canada et en Ontario au cours des 25 dernières années :
    • En 2008, 60 % de toutes les femmes âgées de 15 ans et plus faisaient partie de la population active en Ontario, ce qui représente une augmentation sur les 42 % enregistrés en 19761.
    • En 2006, les femmes représentaient 55 % de tous les médecins et dentistes canadiens, une proportion en hausse par rapport à 43 % en 19872.
    • En 2006, 36 % de l'ensemble des Canadiens occupant un poste de gestion étaient des femmes, comparativement à 30 % en 19873.
    • Le taux de chômage est actuellement un peu plus faible chez les femmes que chez les hommes en Ontario : il ressortait à 6,9 % pour les hommes et à 6,1 % pour les femmes4.
  • Le pourcentage de femmes dans la petite entreprise en Ontario a progressé considérablement :
    • Entre 1996 et 2006, le nombre de femmes travailleuses indépendantes a grimpé de 18 %, alors que le taux de croissance s’est chiffré à 14 % chez les hommes5.
    • Les femmes sont propriétaires ou copropriétaires de près de 45 % des petites et moyennes entreprises en Ontario6.
    • Toutefois, elles restent encore moins nombreuses que les hommes à travailler à leur compte : elles étaient 11 % dans cette situation par rapport à 19 % des hommes en 20067.
    • Dans l'ensemble, les femmes représentaient 35 % de tous les travailleurs autonomes en 2006, comparativement à 31% en 1990 et à 26 % en 19768.
  • Une proportion relativement importante de femmes travaillent à temps partiel :
    • Au Canada, en 2006, 26 % de l'ensemble des femmes faisant partie de la population active rémunérée travaillaient moins de 30 heures par semaine à leur principal emploi, comparativement à seulement 11 % des hommes occupant un emploi9.
    • En Ontario, les femmes représentent 64 % de tous les travailleurs à temps partiel10.
    • Pour l’ensemble du Canada, depuis la fin des années 1970, à peu près 7 employés à temps partiel sur 10 sont des femmes11.
    • 37 % des travailleuses canadiennes à temps partiel âgées de 25 à 44 ans ont déclaré qu’elles n’occupaient pas d’emploi à temps plein pour pouvoir prendre soin de leurs enfants, contre 4,5 % des hommes12.
  • Il y a  eu des augmentations spectaculaires du taux d’emploi chez les femmes ayant de très jeunes enfants :
    • En 2006, 64 % des femmes ayant des enfants de moins de 3 ans occupaient un emploi, comparativement à 28 % en 197613.
  • Cependant, les femmes ayant des enfants d'âge préscolaire sont encore proportionnellement moins nombreuses à occuper un emploi que celles dont les enfants fréquentent l'école :
    • En 2006, 66 % des mères d'enfants de moins de 6 ans au Canada occupaient un emploi, comparativement à 78 % des femmes dont le plus jeune enfant avait entre 6 et 15 ans14.
    • Les mères seules sont moins susceptibles d’occuper un emploi. Ainsi, 30 % des mères seules au Canada ayant des enfants de moins de 16 ans étaient au chômage en 200615.
  • Les travailleuses ontariennes sont surreprésentées dans certaines professions traditionnellement exercées par les femmes16 :
    • Soins infirmiers et professions connexes (87 %), travail de bureau ou d’administration (75 %), enseignement (64 %), ventes et services (57 %).
    • Globalement, 67 % de l’ensemble des femmes occupées travaillaient dans un de ces domaines.
  • Les travailleuses sont encore sous-représentées dans certains professions traditionnellement exercées par les hommes. En 2006, en Ontario 17 :
    • 31 % du personnel du secteur de la fabrication étaient des femmes, de même que 21 % dans le secteur des industries primaires et seulement 7 % dans les transports, les métiers et la construction.
    • Les femmes sont toujours très minoritaires dans les professions des sciences naturelles, du génie et des mathématiques. En 2006, seulement 22 % des professionnels travaillant dans ces domaines étaient des femmes, une proportion qui a peu changé depuis 1987, alors qu'elle s'élevait à 20 %.
  • L’écart salarial est considéré de plus en plus comme un écart de productivité – quand les femmes sont sous-employées ou pas assez formées pour exploiter tout leur potentiel (ou les deux), il en découle des pertes de productivité pour toute l’économie.
    • Selon le Recensement de 2006, les femmes qui travaillaient à temps plein et toute l’année en Ontario ont gagné l’équivalent de 71 % du salaire des hommes employés à temps plein et toute l’année en 200618.
    • Au Canada, les femmes qui ont des enfants en paient un lourd prix économique et professionnel : leurs gains sont en moyenne inférieurs de 12 % à ceux des femmes sans enfant19.
    • Les femmes constituent la majorité des travailleurs au salaire minimum; selon le Recensement de 2006, 60 % de ces travailleurs au Canada étaient des femmes20.

Sources :
1 et 4 : Statistique Canada, Statistiques tirées de l’Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-002, Population active, occupée et en chômage, et taux d’activité et de chômage, par province, 2009.
1-3, 7-9, 11, 13-17 : Statistique Canada, Femmes au Canada : une mise à jour du chapitre sur le travail, 2006.
5-6 : Industrie Canada, Direction générale de la petite entreprise et du tourisme, Principales statistiques relatives aux petites entreprises, janvier 2009.
10 : Statistique Canada, Recensement de 2006, Produit no 97-559-XCB2006021.
12 : Statistique Canada, Raisons du travail à temps partiel selon le sexe et l'âge, CANSIM, tableaux 282-0014 et 282- 0001, Produit no 89F0133X1E 2009.
18 : Statistique Canada, Recensement de 2006, Produit no 97-563- XCB2006068.
19 : Xuelin Zhang, « Gains des femmes ayant des enfants et des femmes sans enfant », Statistique Canada, mars 2009.
20 : Statistique Canada, « L’emploi et le revenu en perspective », septembre 2006.

 

Les femmes et l’éducation

Les niveaux d’instruction ont progressé notablement depuis les années 1970.

  • En 2005, 51 % de toutes les femmes en Ontario avaient suivi une forme quelconque de formation postsecondaire (en hausse par rapport à 37 % en 1972-1973)1.
  • En 2005, 53 % de tous les baccalauréats en Ontario avaient été décernés à des femmes; c’était le cas aussi de 46 % des maîtrises et de 31 % des doctorats acquis2.
  • Chez les étudiants canadiens inscrits à une université en 2007-2008, 58 % étaient des femmes et 42 %, des hommes3.
  • Cependant, les profils d’études des femmes restent encore différents de ceux des hommes, comme le montre la concentration persistante des femmes dans des domaines où elles sont traditionnellement majoritaires. Chez les étudiants canadiens des universités en 2007-20084 :
    • Les femmes étaient surreprésentées dans deux grands domaines d’études : l’éducation et la santé. Ainsi, elles comptaient pour 76 % des étudiants inscrits à des programmes en éducation et 71 % des étudiants inscrits à des programmes en santé ou dans des domaines connexes.
    • Les femmes constituaient 27 % des effectifs universitaires en mathématiques, informatique et sciences de l’information, mais elles étaient seulement 21 % des étudiants en architecture, génie et technologies connexes.
  • Les possibilités d'emploi rémunéré des femmes augmentent de façon spectaculaire si leur niveau de scolarité est plus élevé. Par exemple, en 2006, 75 % des femmes ayant un diplôme universitaire en Ontario occupaient un emploi, alors que c’était le cas de seulement 59 % des femmes titulaires d'un diplôme d'études secondaires5.

Formation d’apprenti et les femmes dans les métiers spécialisés

  • Les femmes représentaient 10 % des apprentis en 2007, soit plus du double de la proportion enregistrée en 1992 (4,5 %)6.
  • Le nombre de femmes inscrites à des programmes de formation d’apprenti est en hausse : en 2007, 23,4 % des nouveaux apprentis inscrits en Ontario dans les principaux groupes professionnels étaient des femmes7.
  • Cependant, les femmes continuent d’être sous-représentées dans les métiers spécialisés, malgré la demande de main-d’œuvre dans cette catégorie d’emplois.
  • Les Ontariennes ne sont pas beaucoup plus nombreuses qu’auparavant dans les métiers d’apprentissage où elles sont traditionnellement moins présentes, notamment les métiers de la construction, les métiers industriels et la mécanique de même que les métiers de l’automobile.
  • Selon le ministère de la Formation et des Collèges et Universités:
    • Les femmes représentaient 2 % des nouveaux inscrits en 2007 en Ontario dans les métiers de la construction, 3,5 % dans les métiers industriels et 2,5 % dans les métiers de l’automobile.
  • Les principaux secteurs de travail pour les Ontariennes restent l’alimentation et les services alimentaires9.
    • 62 % de tous les nouveaux inscrits dans les métiers de services en 2007 étaient des femmes.
    • Plus de 93 % de toutes les nouvelles femmes inscrites en 2007 se retrouvaient dans le secteur des services.

Sources :

1-2 : Statistique Canada, Recensement de 2006, Produit no 97-560-XCB2006019.

3 : Statistique Canada, Le Quotidien, 13 juillet 2009.

4 : Statistique Canada, Le Quotidien, 13 juillet 2009, tableau 2, Effectifs universitaires selon le domaine d’études et le sexe.

5 : Statistique Canada, Femmes au Canada : une mise à jour du chapitre sur le travail, 2006.

6 : Le Quotidien, 19 septembre 2008, Programmes de formation des apprentis inscrits, Statistique Canada.

7-9 : Information fournie par le ministère de la Formation et des Collèges et Universités.


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