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Semaine de sensibilisation au   harcèlement sexuel

 

1er au 7 juin : Semaine de sensibilisation au harcèlement sexuel

Beaucoup trop de femmes et de filles sont victimes de harcèlement sexuel, et notre province a pris des mesures vigoureuses pour mettre fin à cette forme de violence sexuelle.

  • Qu’entend-on par harcèlement sexuel?

    Dans le Code des droits de la personne de l’Ontario, le harcèlement sexuel est le « fait pour une personne de faire des remarques ou des gestes vexatoires lorsqu’elle sait ou devrait raisonnablement savoir que ces remarques ou ces gestes sont importuns ». Le harcèlement sexuel peut inclure ce qui suit :

    • les demandes de relations sexuelles en échange d’une faveur ou d’un avantage, comme proposer d’améliorer une note d’examen, offrir une augmentation de salaire ou une promotion au travail, ou refuser d’effectuer quelque chose (p. ex., des réparations nécessaires à votre appartement)
    • les demandes insistantes de rendez-vous galant, qui n’acceptent pas de refus
    • les demandes de caresses
    • un contact physique non nécessaire, y compris des attouchements non désirés
    • le langage et/ou les propos insultants ou les commentaires qui renforcent les stéréotypes sur les filles, les femmes, les garçons ou les hommes
    • l’utilisation de noms désobligeants liés à l’identité sexuelle ou au genre
    • les remarques concernant l’apparence physique d’une personne (par exemple, sur son attrait ou son manque d’attrait)
    • la conduite ou les remarques liées à la non-conformité perçue d’une personne au stéréotype du rôle assigné à son sexe
    • l’affichage ou la diffusion de matériel pornographique, d’images ou de dessins de nature sexuelle, de graffiti sexuellement explicites ou autres images de nature sexuelle (y compris en ligne)
    • les plaisanteries de nature sexuelle
    • la vantardise au sujet de sa prouesse sexuelle
    • l’intimidation fondée sur le sexe ou le genre
    • la propagation de rumeurs sexuelles ou de commérages (y compris en ligne)

    Le harcèlement sexuel n’est pas forcément de nature sexuelle. Il peut aussi s’appliquer au comportement d’une personne qui vous importune parce qu’elle estime que vous ne vous comportez pas ou ne vous habillez pas comme un homme (ou un garçon) ou une femme (ou une fille) devrait le faire.

    Ces renseignements sont tirés de la publication de la Commission ontarienne des droits de la personne intitulée Le harcèlement sexuel et le harcèlement fondé sur le sexe : connaissez vos droits.

  • La technologie et le harcèlement sexuel

    L’Internet est très présent dans notre vie, dans la vie de nos enfants et dans celle de nos proches. Il est si présent qu’il a transformé notre manière de communiquer, nos relations avec les autres, notre façon de travailler et de nous divertir et même notre façon d’apprendre. On estime à plus de 2,4 milliards le nombre d’utilisateurs de l’Internet dans le monde.

    L’Internet et les téléphones cellulaires sont utilisés pour commettre des actes de violence envers les femmes sous diverses formes (p. ex., violence sexuelle, harcèlement sexuel, harcèlement criminel et violence dans les relations intimes). La cyberintimidation, par exemple, est un problème de plus en plus courant dans les collectivités ontariennes. Les victimes de la cyberintimidation sont souvent des filles et des femmes, et un grand nombre de ces actes d’intimidation se produisent dans un contexte de violence à caractère sexuel. Cette forme de violence est devenue si fréquente que, selon les estimations de l’ONU, 95 % des victimes de cyberharcèlement sont des filles et des femmes.

    Qu’entend-on par cyberharcèlement?

    Par les termes « cyberharcèlement », ou « cyberintimidation », souvent utilisés de façon interchangeable, on entend un comportement répété, non sollicité et menaçant de la part d’une personne ou d’un groupe qui se sert d’un téléphone cellulaire ou de la technologie Internet dans l’intention de terroriser, de harceler ou d’intimider une victime. Le harcèlement peut se produire dans tout contexte électronique où il est possible de communiquer avec d’autres, par exemple les sites de réseaux sociaux, les babillards, les salles de clavardage, les messages textes ou les courriels.

    Conséquences du cyberharcèlement

    Les victimes de cyberharcèlement, de harcèlement sexuel et de harcèlement criminel subissent aussi un profond traumatisme émotionnel, mental et psychologique. La violence à caractère sexuel commise à l’aide de la technologie, par exemple l’envoi de messages textes harcelants, la diffusion ou la menace de diffusion de photographies ou d’enregistrements audio ou vidéo intimes, peut humilier la victime aux yeux de tous. Les conséquences psychologiques et émotionnelles d’une agression peuvent s’intensifier lorsque les médias sociaux sont utilisés pour harceler ou discréditer une victime et peuvent même parfois pousser la victime au suicide.

  • Mettre fin au harcèlement sexuel en Ontario

    En Ontario, chaque femme et chaque fille a le droit de se sentir en sécurité chez elle, à l’école, au travail, dans sa communauté et sur le Web. Ensemble, nous devons nous employer à garder nos collectivités à l’abri de tout harcèlement sexuel.

    Ce que vous pouvez faire si vous êtes victime de harcèlement

    Confiez-vous à quelqu’un, comme un ami, un collègue de travail, un parent ou une personne en qui vous avez confiance. Il se peut que vous vous sentiez en colère ou que vous ayez l’impression de faire une tempête dans un verre d’eau, mais en parler avec une personne de confiance peut vous aider à décider de ce que vous allez faire.

    Il est important de se renseigner sur la meilleure façon de gérer la situation. Plus vous en savez, mieux vous pourrez composer avec un problème de harcèlement. Il se peut que vous soyez capable de mettre fin au harcèlement en parlant au harceleur et en lui demandant de cesser son comportement. Si vous vivez du harcèlement à l’école, vous pouvez en parler à un enseignant, à un conseiller en orientation, ou encore, au directeur ou à son adjoint. Au travail, vous pouvez vous adresser à un superviseur, un gestionnaire, un représentant syndical ou un conseiller en ressources humaines.

    Si vous subissez du harcèlement de la part d’une personne qui est en position d’autorité par rapport à vous, comme un enseignant ou un superviseur, il pourrait être nécessaire de dénoncer la situation à quelqu’un d’autre au travail ou à l’école. Si vous jugez avoir fait l’objet de harcèlement sexuel, vous pouvez déposer une plainte devant le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario.

    Il est toujours souhaitable de consigner les renseignements sur le ou les incidents, comme la description de ce qui s’est passé, le lieu, le moment (date et heure), l’identité du harceleur, le nom des témoins, s’il y a lieu, votre comportement et la réaction du harceleur, ce que vous avez ressenti et les effets du harcèlement sur votre vie. Conservez une copie de tout courriel, de toute lettre ou de tout autre document pertinent.

    Pour obtenir de plus amples renseignements sur le harcèlement sexuel, vos droits et vos recours en cas de harcèlement, consultez les sources suivantes :

  • Le harcèlement sexuel en milieu de travail

    Le Code des droits de la personne de l’Ontario interdit le harcèlement sexuel en contexte de travail. La Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) a d’ailleurs été modifiée pour accroître la protection des travailleurs contre la violence et le harcèlement au travail, y compris le harcèlement sexuel. Ces modifications sont entrées en vigueur en juin 2010. Les employeurs de l’Ontario ont maintenant l’obligation d’élaborer des politiques et des programmes sur la violence et le harcèlement en milieu de travail. De plus, ils sont responsables d’intervenir en cas de harcèlement sexuel survenu au travail ou dans le cadre d’activités liées au travail.

    Pour obtenir de plus amples renseignements sur le harcèlement au travail, consultez la page :

    Pour connaître les modifications apportées à la LSST ainsi que les ressources offertes aux employeurs afin de les aider à satisfaire aux nouvelles exigences, visitez les sites suivants :

    Le harcèlement sexuel en milieu scolaire

    Les enseignants et la direction sont responsables d’intervenir en cas de harcèlement survenu en classe, dans l’école ou à tout autre endroit où se déroulent des activités scolaires. La Stratégie pour la sécurité dans les écoles de l’Ontario vise à favoriser la discussion en classe à propos de la violence fondée sur le sexe, l’homophobie, le harcèlement sexuel et les comportements inappropriés à caractère sexuel. En vertu de la Loi sur l’éducation (sécurité de nos enfants à l’école), le personnel des écoles est tenu de déclarer les incidents d’intimidation à la direction, qui doit communiquer avec les parents des victimes.

    Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette question, visitez les sites suivants :

    Pour obtenir des renseignements à l’intention des élèves et des parents sur la Stratégie pour la sécurité dans les écoles de l’Ontario, visitez le site :

    Pour connaître les ressources offertes en matière de lutte contre l’intimidation en milieu scolaire, y compris le harcèlement sexuel, visitez le site :