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Rapport final : recherche sur les services d’établissement offerts en français aux nouveaux arrivants francophones en Ontario

ÉTUDE RÉALISÉE POUR LE Ministère des Affaires civiques et de l’Immigration – PROVINCE DE L’ONTARIO




8. LES RÉSULTATS DES GROUPES TÉMOINS

Une partie importante des fonds de la recherche a été investie dans la tenue de groupes témoins dans les différentes régions de la province où vivent les immigrants francophones. La méthodologie prévoyait l’organisation de dix (10) groupes témoins. Il a été possible d’organiser neuf (9) groupes témoins. La recherche a confirmé la difficulté de regrouper les immigrants francophones à Toronto. Ils sont dispersés un peu partout dans la ville et les déplacements exigent un temps important.

La clientèle visée était constituée de membres d’organismes qui tenaient des activités déjà prévues telles une soirée de célébration du Mois de l’histoire des Noirs, une activité sociale après la tenue d’un service religieux ou une activité de financement pour des orphelins, à titre d’exemple. Les gens qui ont participé représentaient ainsi différents segments des communautés immigrantes francophones de l’Ontario.

En termes méthodologiques, les données générées sont d’ordre qualitatif. Cette méthodologie ne permet pas de tirer des conclusions s’appliquant à l’ensemble de la population. Ces données présentent plutôt les points de vue de gens choisis au hasard concernant leurs expériences d’accueil et d’établissement en Ontario.

Lieux des groupes témoins

Le tableau suivant présente les villes où les rencontres ont été organisées et le nombre de participants aux groupes témoins dans chaque ville.

Lieu des rencontres Nombre de rencontres Nombre de participants
Ottawa 3 62
Sudbury 1 16
Toronto 2 21
Hamilton 1 14
London 1 18
Windsor 1 16
Total 9 147

Lors des rencontres, chaque participant a rempli une fiche signalétique donnant certaines informations de base. Certaines personnes n’ont pas donné toutes les informations, ce qui explique l’arrondissement des pourcentages. Les données de base sont les suivantes:

Sexe

Groupes d’âges

Sur les 147 répondants qui ont rempli le questionnaire, 144 ont fourni l’information sur leur catégorie d’âge. Il faut souligner que 68 % des répondants sont âgés de moins de 40 ans. Cela reflète le fait que l’immigration francophone en Ontario est jeune.

Groupes d’âges Nombre Pourcentage du total
Moins de 20 ans 20 14 %
Adultes âgés de 20 à 29 ans 46 32 %
Adultes âgés de 30 à 39 ans 31 22 %
Adultes âgés de 40 à 49 ans 28 19 %
Adultes âgés de 50 à 59 ans 15 10 %
Adultes âgés de 60 ans et plus 4 3 %

Statut à l’arrivée au Canada

Sur les 147 répondants qui ont rempli le questionnaire, 138 ont fourni l’information sur leur statut à l’arrivée au Canada. Les réfugiés et les demandeurs d’asile représentent 46 % de l’échantillon. Ce nombre élevé reflète la réalité des francophones à Windsor et London, villes qui accueillent un nombre important de réfugiés.

Statut à l’arrivée au Canada Nombre Pourcentage du total
Travailleurs qualifiés 23 14 %
Réfugiés parrainés par le gouvernement fédéral ou un autre parrain 34 24 %
Demandeurs d'asile au Canada 30 22 %
Étudiants 24 17 %
Investisseurs 2 1 %
Autre statut (regroupement familial, enfants nés au Canada de parents immigrants) 32 22 %

Langue parlée à la maison

Sur les 147 répondants qui ont rempli le questionnaire, 145 ont fourni l’information sur la langue parlée à la maison.

Langue parlée à la maison Nombre Pourcentage du total
Personnes parlant surtout le français à la maison 94 65 %
Personnes parlant surtout l’anglais à la maison 6 4 %
Personnes parlant également le français et l’anglais à la maison 35 24 %
Personnes parlant d’autres langues à la maison 10 7 %
Personnes parlant d’autres langues en plus du français ou de l’anglais à la maison 60 41 %

Pays d’origine et année d’arrivée au Canada

Sur les 147 répondants qui ont rempli le questionnaire, 140 ont fourni l’information sur leur pays d’origine. Les immigrants rejoints proviennent de 24 pays différents. La recherche visait surtout des nouveaux arrivants. Au total, 85 personnes (61 % du total) sont arrivées en Ontario entre les années 2006 et 2011. De ce nombre, 69 personnes (49 % du total) sont de l’Afrique subsaharienne et 57 personnes (41 % du total) sont âgées de 40 ans et moins.

Période d'arrivée au Canada Nombre Pourcentage du total
Tous les répondants dont le pays d’origine est connu 140 100 %
Afrique subsaharienne 116 83 %
Arrivés en 1995 ou avant 5 4 %
Afrique subsaharienne 3 2 %
Arrivés entre 1996 et 2000 15 11 %
Afrique subsaharienne 14 10 %
Arrivés entre 2001 et 2005 34 24 %
Sub-Saharan Africa 29 21 %
Arrivés entre 2006 et 2011 85 61 %
Afrique subsaharienne 69 49 %

Lieu d’établissement original au Canada

Au total, 142 personnes ont fourni l’information sur le lieu d’établissement original au Canada et de ce nombre, 103 personnes (environ 73 %) ont effectué une immigration primaire en Ontario. Plus la date d’arrivée est récente, plus l’immigration primaire en Ontario est importante. Au total, 41 % des participants arrivés au Canada avant 2001 se sont installés en Ontario dès leur arrivée. Ce chiffre passe à 80 % pour les participants arrivés au Canada entre 2006 et 2011.

  Lieu d'établissement et lieu de résidence actuel
  Total Arrivés au Québec et résidant en Ontario Arrivés en Ontario et résidant en Ontario Arrivés dans une province autre que le Québec et résidant en Ontario
Année d’arrivée au Canada Total Nombre % Nombre % Nombre %
Tous 142 37 26 % 103 73 % 2 1 %
Arrivés avant 2001 22 12 55 % 9 41 % 1 5 %
Arrivés entre 2001 et 2005 32 8 25 % 24 75 % 0 0 %
Arrivés entre 2006 et 2011 88 17 19 % 70 80 % 1 1 %

Situation actuelle en matière d’emploi

Au total, 66 répondants avaient un emploi rémunéré dans leur pays d’origine; 39 d’entre eux ont pu trouver un emploi en Ontario et 32 sont retournés aux études. Parmi les 32 qui sont retournés aux études, 12 travaillent et étudient en même temps.

Note : Nous avons pris en compte ici des personnes qui avaient un emploi rémunéré; les étudiants et les personnes à la maison n’ont pas été comptabilisés.

Nombre of Years of School Completed

Au total, 144 répondants ont fourni les informations sur le nombre d’années de scolarité à temps plein complétées depuis l’âge de 6 ans. En tout, 36 % ont terminé des études collégiales et 49 % ont terminé des études universitaires.

Nombre d’années d’études complétées Nombre Pourcentage du total
0 à 6 ans 2 1 %
7 à 12 ans 20 14 %
13 à 15 ans (Études collégiales ou techniques) 34 24 %
15 ans et plus (Études collégiales ou techniques) 18 12 %
13 à 15 ans (Études universitaires) 24 17 %
16 à 18 ans (Études universitaires) 20 14 %
19 ans et plus (Études universitaires) 26 18 %

La nature des services d’accueil et d’établissement reçus par les répondants

Parmi les 147 répondants qui ont rempli le questionnaire, 38 répondants (26 %) indiquent ne pas avoir utilisé de services d’accueil et d’établissement au cours des 12 premiers mois après leur arrivée au Canada ou en Ontario. Cent huit (108) répondants (73 %) ont utilisé des services et une personne ne se rappelle pas avoir reçu de service.

Les services reçus sont principalement l’aiguillage, l’information sur les services disponibles dans la province, l’aide pour la recherche d’emploi et de logement, le jumelage avec des familles canadiennes et les cours d’anglais langue seconde. Parmi les 108 personnes qui ont rapporté avoir reçu des services, 33 personnes n’ont pas mentionné la nature des services qu’ils ont reçus, mais ont donné des informations sur la langue de services et le nom des organismes qui leur ont fourni les services.

La langue de services

Parmi les 108 personnes qui ont reçu des services, 82 personnes (56 % du total) ont donné les informations sur la langue des services. La répartition parmi ces 82 répondants est la suivante.

Langue de services Nombre Pourcentage du total
Services en français 55 67 %
Services en français et en anglais 15 18 %
Services en anglais 9 11 %
Services en anglais avec l’aide d’un interprète 1 1 %
Services en français et dans d’autres langues non officielles 2 2 %

Les moyens par lesquels les répondants ont rejoint les fournisseurs de services

Les répondants pouvaient cocher plus d’un choix à cette question. Au total, 159 choix ont été exprimés. Les gens connaissent l’existence des services notamment par l’entremise de contacts, d’amis et de proches.

Moyens par lesquels les fournisseurs de services ont été rejoints Nombre Pourcentage du total
Bouche à oreille 53 33 %
Recommandation d’amis et de proches 47 30 %
Autres fournisseurs de services 35 22 %
Site Internet 17 11 %
Autres moyens 7 4 %

Appréciation des services reçus

La question suivante était posée aux répondants. Sur une échelle de 1 à 5, où 1 = complètement insatisfait et 5 = complètement satisfait, quel est votre niveau de satisfaction quant aux informations que vous avez reçues concernant divers services d’accueil et d’établissement? Le point milieu sur cette échelle est 3. Plus la moyenne est élevée, plus la satisfaction est élevée concernant les services rendus.

Au total, 108 personnes ont utilisé des services d’établissement. Les autres n’ont pas rempli cette section du questionnaire.

Les réponses sont présentées dans le tableau suivant..

Services Nombre Moyenne Écart-type
Le choix d’une école pour vos enfants 56 4,00 1,32
Les cours d’apprentissage de l’anglais ou du français, selon le cas 92 3,83 1,23
Les services en français disponibles dans la communauté 91 3,37 1,41
Le logement 88 3,33 1,54
Le jumelage avec des familles canadiennes 59 3,03 1,66
La recherche d’emploi 84 2,83 1,61
Moyenne globale   3,39 1,51

La moyenne globale se situe à 3,39. Il ne s’agit pas d’une moyenne très élevée. La moyenne la plus élevée (4,00) concerne le choix d’une école pour les enfants. La moyenne la plus basse (2,83) concerne les services liés à la recherche d’emploi.

Au total, 99 personnes ont répondu à la question demandant si elles recommanderaient à un proche ou à un ami les organismes d’accueil et d’établissement qui leur ont rendu des services. Au total, 82 personnes (83 %) ont répondu oui et 17 personnes (17 %) ont répondu non.

Les données qualitatives

Quatre questions servaient à lancer la discussion lors des groupes témoins.

1. Parlez-nous un peu de votre expérience avec les services d’établissement que vous avez reçus en arrivant en Ontario. Quels ont été les services que vous avez reçus? Dans quelle langue ont-ils été offerts?

2. Ces services ont-ils été un peu, moyennement ou très utiles à votre processus d’intégration?

3. Quel a été le service, le conseil ou l’avis que vous avez reçu et qui a été le plus utile pour votre intégration? Qui vous a donné ce service ou ce conseil?

4. Si vous étiez une personne responsable de l’établissement d’immigrants francophones en Ontario, quelles sont les choses que vous mettriez en œuvre pour améliorer la situation?

Nous présentons les faits saillants des propos tenus par les 147 participants.

Environ 25 % des participants n’avaient jamais entendu parler de services d’accueil et d’établissement, ni en français ni en anglais. C’est au cours de la séance qu’ils ont entendu parler pour la première fois de ces types de services. Environ 20 % des gens ont indiqué avoir utilisé des services d’accueil à quelques reprises à leur arrivée, mais qu’ils n’avaient plus besoin d’y retourner par la suite. Ces gens cherchaient surtout des informations factuelles sur leur localité. Ces personnes ont jugé que les services ne leur ont pas été d’une grande utilité.

Donc, près de 50 % des participants aux groupes témoins indiquaient qu’ils ont reçu surtout de l’aide de leur famille et/ou d’amis qui vivaient en Ontario avant eux pour s’établir, plutôt que de l’aide des organismes d’accueil et d’établissement. Ces personnes se disaient très satisfaites de leur projet d’immigration en Ontario. Elles se sont bien préparées dans leur pays d’origine en étudiant attentivement les sites Web du Canada et de l’Ontario. Elles ont investi le temps nécessaire à leur arrivée pour apprendre l’anglais et le maîtriser suffisamment pour pouvoir l’utiliser au travail. Elles ont refait des études pour obtenir des titres de compétence canadiens et elles se sentent maintenant bien intégrées au Canada après trois, quatre ou cinq années au pays. Ces gens expriment notamment un très haut niveau de satisfaction quant aux services éducatifs offerts à leurs enfants dans les conseils scolaires de langue française, qu’ils soient publics ou catholiques.

D’autres participants ont été recrutés par des employeurs et ont immigré au Canada à titre de travailleurs qualifiés. Ils sont heureux au Canada, notamment parce que l’employeur francophone a organisé un logement pour eux et les appuie dans leurs démarches pour faire venir leur famille. Ces immigrants disent recevoir d’excellents services d’établissement de l’organisme local francophone et ils parlent à leurs compatriotes de leur belle expérience à ce jour.

La très grande majorité de ces personnes satisfaites sont des immigrants économiques. Les conseils les plus utiles qu’ils ont reçus dans leur parcours d’immigration sont ceux fournis par leurs familles, leurs proches et leurs amis.

Environ 50 % des participants aux groupes témoins ont exprimé plus d’insatisfaction que de satisfaction concernant leur projet d’immigration. Différents facteurs contribuaient à ce sentiment.

Une partie importante des répondants ont participé à de nombreux ateliers sur l’emploi et à des rencontres de partage concernant l’emploi, à l’invitation des organismes. Ils rapportent que ces activités n’ont pas aidé à la recherche d’emploi. À ce jour, ces gens n’ont pas d’emploi. Manifestement, ils n’ont plus besoin d’aide pour construire leur curriculum vitae.

Certains participants ont expliqué qu’en arrivant en Ontario, ils avaient des compétences pouvant leur permettre d’intégrer le marché du travail, étant donné que leur profession n’est pas régie par un ordre professionnel. Mais les agents d’établissement ne voulaient pas les aider en ce sens. Les agents leur conseillaient de retourner aux études ou de faire une demande d’aide sociale. Selon eux, les conseils qui ont été d’une très grande utilité dans leur processus d’intégration proviennent d’amis immigrants et canadiens et parfois de membres de la famille qui sont installés en Ontario depuis longtemps. Ils confient que même si les services qu’ils ont reçus d’un organisme étaient en français, la qualité des services d’employabilité laisse à désirer. Les gens disent que l’organisme ne s’occupe pas réellement de leurs besoins.

Ces répondants ont partagé leur vécu sur différents sujets. Les gens avaient tendance à présenter leur vécu et les informations qui leur avaient été transmises comme des faits. En toute objectivité, certaines opinions sont basées sur des informations erronées, mais les gens les expriment de toute façon comme une vérité. Il faut donc comprendre que les paragraphes suivants présentent des perceptions. Il est utile de connaître ces perceptions, puisqu’elles suggèrent la nécessité d’améliorer les communications.

Selon certains participants, les fournisseurs de services d’accueil et d’établissement leur ont dit qu’il est indispensable d’avoir un diplôme canadien pour d’accéder à un bon emploi. Ces personnes ont alors choisi de retourner aux études et ont obtenu des diplômes canadiens, mais certains ont été embauchés sur la base de leur diplôme étranger. D’autres indiquent qu’ils auraient préféré faire des études collégiales, mais que les organismes d’accueil les ont aiguillés vers l’université. Des gens ont reçu des prêts et bourses pendant quatre ans. Par la suite, ils ont su que les collèges offraient les mêmes formations en deux ans, avec des montants moins élevés de prêts et bourses. Leur salaire actuel n’est pas supérieur à celui d’un diplômé du collège et les montants à rembourser au Régime d'aide financière aux étudiantes et étudiants de l'Ontario (RAFEO) sont importants.

Certains participants n’ont pas gardé de bons souvenirs des agents qui les ont aidés. Ils expliquent notamment qu’un organisme d’accueil surtout anglophone offrant des services en français avec l’aide d’interprètes a mis sur pied un système qui rend les immigrants entièrement dépendants de ces conseillers en établissement pour la rédaction de leur curriculum vitae.

En effet, quand ces immigrants veulent postuler pour un emploi, ils doivent se rendre chez le conseiller à l’emploi, qui se charge de rédiger leur curriculum vitae en français et en anglais et de l’envoyer à l’employeur. Les postulants ne reçoivent aucune information sur les techniques de rédaction et ils ne reçoivent pas non plus une copie de leur curriculum vitae. Ce système les amène à retourner solliciter l’aide du conseiller chaque fois qu’ils doivent postuler pour un emploi. Chaque fois qu’ils demandent des services, ils doivent signer un document attestant qu’ils ont fait cette demande. Les participants ont dénoncé vivement cette pratique, ils disent qu’ils se sentent offensés parce qu’ils sont privés de leurs droits.

Dans d’autres cas, les participants indiquaient que les agents d’établissement sont trop occupés et ne peuvent pas les encadrer comme ils en auraient besoin. Ils ont accès aux ordinateurs et aux téléphones sur place, mais ils voudraient parler à l’agent.

Après avoir visité plusieurs fournisseurs de services, un certain nombre de participants disent qu’ils ont réalisé que les techniques de rédaction de curriculum vitae varient d’un organisme à l’autre et d’une région à l’autre, ce qui rend plus difficile leur intégration au marché du travail.

Des participants dans six des neuf groupes témoins estiment que le personnel dans les organismes d’accueil et d’établissement ne les accompagne pas de façon efficace. Les agents les incitent à vivre de l’aide sociale, parce qu’ils estiment que ces immigrants ne sont pas assez bilingues pour décrocher un emploi et que si par chance ils décrochaient un emploi, cet emploi ne serait pas bien rémunéré.

Malgré des insatisfactions quant aux services reçus, la majorité des participants ont indiqué qu’ils pourraient recommander les organismes prestataires de services qui leur ont rendu des services à d’autres nouveaux arrivants. Ils ont mentionné que certaines informations de base sont malgré tout utiles. Selon les participants, le concept de services d’accueil et d’établissement pour l’accompagnement des nouveaux arrivants est une très bonne pratique dans le système d’immigration. Ils estiment toutefois que les gouvernements doivent revoir avec ces organismes le système de livraison de services et la qualité de ces services, que ce soit du côté des francophones ou du côté des anglophones.

Les participants suggèrent les actions suivantes :

En conclusion, les participants ont exprimé le besoin d’avoir des informations utiles et fiables dès l’arrivée, même à l’aéroport. Ils indiquent qu’ils reçoivent beaucoup d’informations de leurs amis, familles et leaders spirituels. Ces premières informations sont souvent les plus importantes et sont très déterminantes. Ils ont aussi exprimé la nécessité d’une étroite collaboration entre les organismes d’accueil et les autres organismes tels les organismes culturels, les lieux de culte, les organismes communautaires et les autres organismes issus des communautés immigrantes.

Les participants qui vivent dans la province depuis plus de dix ans disent que les nouveaux arrivants aussi doivent se prendre en charge, qu’ils doivent s’intéresser à tout ce qui se passe dans leur nouveau milieu et partager la culture de la communauté d’accueil. Les participants estiment que les immigrants ont trop tendance à vivre en vase clos et à ne fréquenter que les membres de leur communauté d’origine.


TABLE DES MATIÈRES

SOMMAIRE
LISTE DES TABLEAUX
1. LE MANDAT
2. L’ORGANISATION DU RAPPORT
3. L’ANALYSE DÉMOGRAPHIQUE
4. LA REVUE DOCUMENTAIRE
5. LA RECENSION DES ORGANISMES OFFRANT DES SERVICES AUX IMMIGRANTS
6. LES RÉSULTATS DES ENTREVUES AVEC LES FOURNISSEURS DE SERVICES
7. LES RÉSULTATS DES ENTREVUES AVEC DES CHEFS DE FILE FRANCOPHONES
8. LES RÉSULTATS DES GROUPES TÉMOINS
9. LES PROGRAMMES DE FORMATION RELAIS FRANCOPHONES
10. SOMMAIRE DES CONSTATS DE LA RECHERCHE
11. CONCLUSION : PISTES DE SUIVIS EN MATIÈRE DE RECHERCHES
ANNEXES