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Groupe d’expertes et experts sur l’immigration francophone 2015-2016


Le Groupe d’expertes et experts sur l’immigration francophone a été créé en juin 2015, à la suite d’une recommandation du Commissariat aux services en français.

Le Groupe se composait de neuf membres de la communauté francophone et de deux représentants d’office du gouvernement qui représentent différents secteurs, régions et domaines de compétence. Le Groupe était chargé de :
  • recenser les principaux défis à relever dans le domaine de l’immigration francophone et de l’intégration des immigrants de langue française,
  • cerner les besoins des communautés francophones minoritaires en matière d’immigration et d’intégration,
  • recommander des solutions novatrices susceptibles de régler les défis que présentent l’immigration francophone et l’intégration des immigrants de langue française,
  • déterminer les points à examiner pour établir une politique, un programme et des priorités intergouvernementales en matière d’immigration francophone en Ontario d’ici un an à cinq ans.

1. Contexte

Des collectivités fortes et dynamiques forment la pierre angulaire de l’Ontario et sont essentielles à son développement et à sa croissance. La communauté francophone, dans son ensemble, et les communautés individuelles, dont les Franco-Ontariennes et les Franco-Ontariens font partie intégrante, ont contribué à toutes les sphères (sociale, culturelle, économique) de la société ontarienne tout au long de son histoire dans de nombreux domaines.
 
À l’heure actuelle, la communauté francophone de l’Ontario est aussi solide, dynamique et forte qu’elle ne l’a jamais été. Toutefois, en raison de sa situation de communauté linguistique en situation minoritaire, il reste du travail à accomplir pour assurer son succès à long terme, d’où la si grande importance de sa collaboration avec le gouvernement de l’Ontario. Le gouvernement et la communauté doivent travailler de concert pour attirer des immigrants francophones dans la province et dans les collectivités et perpétuer ainsi la tradition de langue française qui remonte à 1615.

L’immigration est sans doute l’instrument le plus important pour développer la communauté francophone de l’Ontario. Plus de 2 000 nouveaux arrivants d’expression française s’installent tous les ans en Ontario1, mais il est impératif d’en augmenter le nombre pour que les communautés francophones, au lieu de simplement survivre, s’épanouissent et prospèrent. La tâche pour y parvenir est ardue, car elle exige coordination et coopération entre les municipalités et les gouvernements provincial et fédéral, les leaders de la communauté franco-ontarienne et des communautés de toute la province et de tout un éventail de partenaires, des réseaux d’immigration et associations municipales aux fournisseurs de services d’aide à l’établissement, aux organisations à caractère général en passant par les employeurs et les établissements d’enseignement. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrons établir un Ontario français solide, dynamique et plein de vitalité.

1.1. Résumé des recommandations

En 2012, l’Ontario s’est fixé comme objectif d’atteindre cinq pour cent d’immigration francophone. Le Groupe d’expertes et experts sur l’immigration francophone (le « Groupe »), formé par le ministère des Affaires civiques et de l’Immigration (MACI), a pour mission d’émettre des recommandations sur les moyens de multiplier l’immigration francophone en Ontario pour atteindre cet objectif. Durant l’année écoulée, le Groupe a travaillé à la formulation des recommandations ci-dessous.

Le présent rapport compte treize recommandations dans cinq secteurs prioritaires : promotion et attraction, sélection et avant l'arrivée, arrivée, établissement et  intégration et rapports publics. Les recommandations se fondent sur les compétences, l’expérience et l’engagement du Groupe lui-même ainsi que sur les pratiques exemplaires tirées des recherches et des initiatives de la province et d’autres instances. Des approches stratégiques, que le gouvernement de l’Ontario et d’autres partenaires pourraient adopter pour accroître à l’avenir l’immigration francophone sont suggérées après chaque recommandation. Des exemples détaillés de pratiques exemplaires sont présentés dans le rapport.

L’immigration représente un vaste continuum à la portée large et complexe. Les recommandations présentées ici ne sont pas exhaustives et portent essentiellement sur les mesures que peuvent prendre les gouvernements provincial et fédéral. Afin de réussir à atteindre l’objectif de cinq pour cent d’immigration francophone et à augmenter la vitalité et la richesse des communautés francophones de l’Ontario, il faut déployer des efforts dans chaque secteur prioritaire dont il est question dans le rapport. 

Comme le remarque2 Aurélie Lacassagne, professeure agrégée de science politique à l’Université Laurentienne, les communautés franco-ontariennes sont des communautés culturelles, ce ne sont des communautés ni politiques, ni linguistiques. Certes, attirer des immigrants francophones en Ontario aide à répondre aux objectifs définis, mais cela ne suffira pas à créer des communautés francophones dynamiques. Pour que la communauté francophone de l’Ontario s’épanouisse et ne demeure pas dans la survivance, la province doit créer des occasions de réussite et intégrer efficacement les nouveaux arrivants francophones dans les communautés francophones.

Pour ce faire, il faut travailler à de multiples niveaux avec de nombreux partenaires. Les communautés doivent être prêtes à s’atteler à accueillir et à intégrer les nouveaux arrivants francophones en français. Le gouvernement fédéral joue un rôle éminent dans  l’établissement des politiques sur l’admission et la sélection et s’efforce, de concert avec la province, à attirer de nouveaux arrivants francophones. De nombreux intervenants facilitent le processus d’intégration, y compris les établissements d’enseignement, les fournisseurs de services et les employeurs. Ils offrent la possibilité d’étudier en français,  procurent des services en français, en plus de promouvoir l’utilité dans le monde du travail des compétences linguistiques en français.

La communauté franco-ontarienne a aussi son rôle à jouer, c’est à dire coopérer avec les gouvernements fédéral et provincial pour aider les groupes communautaires et les municipalités francophones dans leurs efforts en matière de promotion, de recrutement, d’accueil, d’établissement et d’intégration. Ni le gouvernement ni la communauté franco-ontarienne ne devrait travailler de manière isolée et le gouvernement de l’Ontario doit reconnaître la communauté franco-ontarienne et s’associer à sa réussite.  

Le gouvernement de l’Ontario collabore avec la communauté francophone de l’Ontario aux dossiers sur l’immigration et la communauté a répondu à l’appel. Certaines initiatives déjà en place visent l’augmentation du nombre d’immigrants francophones dans la province, comme le Volet ontarien Travailleurs qualifiés francophones, le Programme de renseignements municipaux en ligne sur l’immigration de l’Ontario qui vise à promouvoir l’Ontario français, l’élargissement des critères d’admission dans les écoles francophones pour les nouveaux arrivants d’expression française et pour ceux qui ne parlent ni français ni anglais et la modification de l’admissibilité aux programmes anglais seconde langue pour y inclure les immigrants d’expression française au niveau provincial. Il s’agit d’importantes mesures qui, de concert avec les recommandations présentées dans le présent rapport, dressent la feuille de route pour que l’Ontario atteigne l’objectif de cinq pour cent d’immigration francophone.

1.2. Genèse et mandat du Groupe d’expertes et experts sur l’immigration francophone

Dans son rapport annuel 2013-2014, le Commissariat aux services en français de l’Ontario recommandait pour mieux atteindre la cible de cinq pour cent que le MACI établisse un groupe d’expertes et d’experts sur l’immigration francophone afin d’élaborer un plan stratégique visant l’ensemble du gouvernement. En novembre 2014, le Commissariat aux services en français de l’Ontario et le Commissariat aux langues officielles du Canada réitéraient cette recommandation dans un rapport conjoint intitulé Agir maintenant pour l’avenir des communautés francophones : Pallier le déséquilibre en immigration. Ces rapports mettaient l’accent sur le rôle important que les immigrants francophones jouent dans la revitalisation des communautés francophones en situation minoritaire du Canada et de l’Ontario.

Conformément à la recommandation du Commissariat, le MACI a invité en juin 2015 des expertes et experts de divers secteurs de la province à faire part de leurs observations dans le cadre du Groupe d’experts. Le Groupe s’est réuni au cours de l’été et de l’automne 2015 en vue de formuler des recommandations pour faire atteindre à la province sa cible de cinq pour cent. Il a rédigé un rapport au cours de l’hiver et du printemps 2016 et s’est rencontré en mai 2016 pour le finaliser.

On a demandé au Groupe d’examiner les points suivants :

  • les principaux obstacles qui freinent l’immigration et l’intégration des francophones;
  • les besoins des minorités francophones en matière d’immigration et d’intégration;
  • les solutions novatrices aux défis posés sur le plan de l’immigration francophone et de l’intégration de ces immigrants;
  • les éléments nécessaires pour mettre en place une politique et un programme d’immigration francophone et établir les priorités intergouvernementales de l’Ontario à cet effet pour les cinq prochaines années.

Des recommandations exigeant des investissements supérieurs aux montants approuvés ou prévus par le gouvernement n’entraient pas dans le champ des responsabilités du Groupe.

Dans l’exercice de son mandat, le Groupe a mobilisé les compétences de ses membres et d’autres acteurs clés dans les domaines de l’immigration et de l’immigration francophone. À la faveur de rencontres en personne, de téléconférences, de vidéoconférences et grâce aux réponses au questionnaire envoyé aux groupes d’intervenants, le Groupe a tenté de consolider ses connaissances afin de pouvoir présenter au gouvernement de l’Ontario des recommandations et des pistes d’action plausibles.

1.3. Données sur les communautés francophones

D’après le recensement de 2011, 611 500 francophones résident en Ontario, ce qui représente 4,8 pour cent de la population totale de la province et une augmentation de plus de 28 000 personnes de 2006 à 2011. Or, le poids démographique des communautés francophones en Ontario est nul, car la croissance démographique des francophones de l’Ontario se reflète dans la croissance de la population en général.3

En Ontario, la communauté francophone doit relever d’importants défis si elle entend se développer en nombre et en pourcentage de la population totale de la province. La grande majorité des nouveaux arrivants  (rejoignent)la communauté anglophone en situation majoritaire. Le fait de vivre dans un milieu minoritaire qui encourage l’utilisation de l’anglais dans de nombreuses  sphères, entraîne des transferts linguistiques au profit de l’anglais. Le taux de natalité est faible et la communauté francophone est plus âgée que la population ontarienne en général. Ainsi, les francophones ayant plus de 65 ans sont plus nombreux que ceux âgés de moins de 14 ans. L’immigration est donc considérée comme un élément essentiel pour encourager et maintenir la vitalité des communautés francophones en situation minoritaire en Ontario.

Dans La Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018 : éducation, immigration, communautés, le gouvernement du Canada fixe à 4 pour cent la proportion d’immigrants économiques francophones hors Québec d’ici à 2018, et à 4,4 pour cent les immigrants d’expression française dans toutes les catégories d’immigrants d’ici à 2023. Le gouvernement fédéral travaille sur une base multilatérale avec les gouvernements provinciaux et territoriaux pour augmenter l’immigration francophone dans tout le pays.

Dans la même veine, la Stratégie ontarienne en matière d’immigration de2012 vise à atteindre une immigration francophone de cinq pour cent. Comme l’a fait remarquer le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de Citoyenneté Canada, John McCallum, à la réunion de mai 2016 du Comité sénatorial des langues officielles, le pourcentage des résidents permanents francophones de la catégorie économique admis au Canada hors Québec s’est maintenu à 1,4 pour cent des immigrants au Canada.4

Entre 2011 et 2015, le Québec a accueilli 257,908 immigrants, dont 60 pour cent ont indiqué une aptitude en français. À l’extérieur du Québec, l’Ontario est la destination principale des immigrants francophones.5 L’Ontario a admis environ huit fois plus d’immigrants francophones que le Manitoba et environ onze fois plus que le Nouveau-Brunswick. Cela dit, bien que l’Ontario accueille le plus d’immigrants francophones au Canada à l’extérieur du Québec, les francophones n’ont représenté en moyenne que 2,6 pour cent des immigrants de 2011 à 2015, et, en 2015, sur les 103 559 immigrants en Ontario, seuls 2 060 (2 pour cent) étaient francophones.6

1.4. Points à considérer dans le contexte actuel

Le continuum de l’immigration étant en évolution, les gouvernements doivent y répondre en conséquence. Ainsi, depuis la création du Groupe en juin 2015, le gouvernement fédéral a lancé Mobilité francophone, un programme très similaire à l’ancien programme intitulé Avantage Significatif Francophone qui dispensait les travailleurs étrangers temporaires de l’étude d’impact sur le marché du travail.

Les recommandations formulées dans le présent rapport peuvent prendre une nouvelle urgence et importance au fil des changements dans le continuum. Récemment, la crise des réfugiés syriens a décalé les priorités en matière d’immigration du gouvernement fédéral et modifie progressivement le profil humanitaire et économique des nouveaux arrivants au Canada et en Ontario, ce dernier ayant accueilli plus de 10 000 réfugiés depuis novembre 2015. Les francophones à travers l’Ontario continuent de répondre favorablement à l’établissement de communautés d’accueil pour les réfugiés.  

Comme le faisait remarquer le ministre McCallum en janvier dernier7, plus de 90 pour cent des réfugiés ne parlent ni anglais ni français à leur arrivée au Canada. Le gouvernement fédéral tente d’établir les réfugiés syriens dans un certain nombre de communautés francophones dans tout le pays, créant ce que le ministre McCallum appelle une « ardoise vierge » pour les provinces et les réfugiés, lesquels peuvent ainsi apprendre l’une des deux langues officielles du pays. En guise de réponse, les fournisseurs de service en français de l’Ontario se sont mobilisés et ont indiqué qu’ils sont prêts à accueillir des réfugiés syriens, indépendamment de leur profil linguistique.

Le Comité mixte du Forum sur l’immigration francophone est un partenariat continu au niveau provincial et national qui permet d’œuvrer ensemble afin de renforcer l’immigration francophone. En 2016,  le ministre McCallum a mené des consultations avec les intervenants du secteur sur les niveaux d’immigration. Durant ces consultations, il fut une suggestion que le niveau d’immigration pourrait augmenter et atteindre 1% de la population. Une augmentation du niveau d’immigration aurait un impact sur l’atteinte de la cible de 5% de l’Ontario.        

L’immigration vers le Canada est en constant mouvement et en évolution permanente. Les recommandations faites dans le présent rapport se fondent sur les connaissances, les compétences et l’engagement du Groupe d’expertes et d’experts à l’égard de la communauté franco-ontarienne. Il se peut que les détails exposés dans le présent rapport ne soient pas atteints, mais les idées fondamentales que ces recommandations représentent devraient permettre à l’Ontario d’atteindre son objectif, soit cinq pour cent d’immigration francophone.

 

2. Modèle logique (continuum de l’immigration)

Nombreux sont les travaux de recherche, les évaluations de programmes et autres rapports d'activités de fournisseurs de services aux immigrants qui soulignent l'importance et la nécessité d'assurer une cohérence et une continuité entre les efforts de promotion, d'attraction, de recrutement et les services d'accueil et d'établissement. La cohérence et la continuité sont essentielles si nous voulons faciliter et réussir l'accueil et l'intégration socioculturelle et économique des immigrants et des réfugiés francophones dans nos communautés. On parle ainsi de continuum de l'immigration.  Dans le cadre de ce rapport, le Groupe d'experts s'est doté d'un modèle logique qui reprend l'idée de ce continuum et le traduit sous formes d'activités et de résultats (intermédiaires et ultimes), le tout soutenu par un ensemble de principes. Les recommandations qui suivent se fondent et trouvent leur ancrage dans ce modèle logique*.

Résultats ultimes La pérennité de la communauté franco-ontarienne La diversité de l’Ontario enrichie Une économie forte en Ontario
Résultats Immédiats Intermédiaires Attraction, recrutement et promotion
  • Ontario est connue à l’International comme destination francophone de choix
  • Immigrants francophones potentiels sont au courant des opportunités et des outils pour venir en Ontario
  • Les communautés et employeurs sont au courant de la valeur ajoutée de l’immigrants francophones ou immigration francophone
Sélection
  • Immigrants francophones de l’Ontario reflètent la diversité de la francophonie internationale
  • 5% des résidents permanents et résidents temporaires sont francophones
Établissement, intégration et rétention
  • Les immigrants francophones s’intègrent avec succès dans tous les domaines
  • Immigration francophone s’identifient à la communauté franco-ontarienne
  • L’immigrants francophones enrichit la communauté franco-ontarienne
Activités Attraction, recrutement et promotion
  • Promotion de l’Ontario français outremer
  • Promotion de l’Ontario aux résidents temporaires en Ontario et Canada
  • Promotion de la valeur ajoutée de l'immigration francophone aux employeurs et aux communautés de l’Ontario
Sélection
  • Programme de sélection des résidents permanents (économique et non-économique) priorisent les francophones
  • Programme de sélection des résidents temporaires priorisent les francophones
Établissement, intégration et rétention
  • Offre active des services d’établissement en français qui sont accessibles et de qualité
  • Renforcement des capacités des organismes francophones désservant les immigrants francophones
  • Développement d’initiatives communautaires francophones accueillantes
Cross-Cutting Principles Collaboration efficace entre tous paliers gouvernementaux et les organismes communautaires.
Services par et pour les francophones.
Solutions qui tiennent compte des réalités diverses de la communauté franco-ontarienne partout en Ontario.

*Veuillez noter que dans ce modèle les résidents permanents (PR) et résidents temporaires (RT) incluent également les étudiants internationaux.

 

3. Recommandations

Les recommandations sont adressées au gouvernement de l’Ontario, sauf indication contraire.

Promotion et attraction

1. Élaborer un plan de marketing pour promouvoir l’Ontario français à l’échelle internationale.

Dynamique, l’Ontario est un bon lieu de vie et de travail pour les francophones. On peut y vivre en français tout en étudiant l’anglais et les enfants peuvent apprendre l’anglais en étant inscrits dans le système scolaire de langue française. Au cours des dernières années, le gouvernement de l’Ontario a accru ses efforts de promotion pour attirer les immigrants francophones dans la province. Il participe en particulier à Destination Canada et à des foires d’emploi internationales pour faire connaître la province et recruter des immigrants. Il fait la promotion également de l’Ontario français grâce à des webinaires et à des séances d’information à l’intention des francophones du monde entier.

La province s’efforce également de promouvoir l’Ontario auprès des francophones qui y travaillent et y étudient déjà et qui souhaiteraient s’y établir de façon permanente. Elle donne ainsi des séances d’information sur le Programme ontarien des candidats à l’immigration aux étudiants internationaux dans les collèges et les universités de langue française et des présentations  lors de conférences organisées  par les intervenants et les groupes qui s’intéressent à amplifier l’immigration francophone en Ontario.

Le regroupement des divers efforts de promotion de l’Ontario dans un plan de marketing coordonné serait un moyen efficace de sensibiliser davantage les immigrants francophones aux avantages de la vie en Ontario.

Approches suggérées

  • Mettre en valeur la participation de la délégation de la province à Destination Canada et examiner la possibilité de participer à d’autres manifestations et salons similaires.
  • Travailler, dans le cadre des efforts de promotion et d’attraction, avec les partenaires concernés, y compris le gouvernement fédéral, les établissements d’enseignement, les collectivités, les municipalités, les Réseaux de soutien à l’immigration francophone (RIF), les employeurs et les associations pour faire connaître la diversité et la vitalité de l’Ontario français.
  • Tirer parti des autres partenaires, comme  les ambassades et les consulats canadiens, le Bureau international de l’Ontario à Paris, Élargir l’espace francophone et Avantage Ontario pour fournir des informations pertinentes sur la vie en français en Ontario et  faire connaître l’Ontario français comme destination d’immigration privilégiée.
  • Avantage Ontario, un consortium d’universités et de collèges de l’Ontario français, assure la promotion internationale des établissements d’enseignement postsecondaire de l’Ontario qui offrent des programmes d’études en français ou en anglais. En janvier 2016, par exemple, Avantage Ontario a fait la promotion de ses établissements membres au Cameroun et sur le site Letudiant.fr.
  • Accroître la présence médiatique de l’Ontario dans les médias traditionnels et sociaux des pays et communautés francophones en donnant par exemple des informations sur la culture franco-ontarienne au moyen de vidéos et de récits personnels.

2. Créer une mission francophone internationale annuelle intitulée « Destination Ontario français ».

Reconnaissant l’expérience de nos voisins des provinces atlantiques et de leur projet Destination Acadie, l’Ontario devrait organiser une mission francophone annuelle à l’étranger, dédiée à la promotion de l’Ontario français. Destination Acadie est mis en place par un certain nombre de partenaires dans les provinces atlantiques, y compris les gouvernements provinciaux et les Réseaux de soutien à l’immigration francophone (RIF).

Ce genre de mission internationale permettrait à l’Ontario de promouvoir ses communautés accueillantes et ses débouchés économiques auprès des immigrants potentiels d’expression française. Le public cible serait des personnes souhaitant visiter l’Ontario, y vivre, y travailler, y démarrer une entreprise ou y étudier. La formation d’une délégation ontarienne représentative et l’élaboration d’un plan de marketing ciblé pourraient aider l’Ontario à atteindre son objectif en matière d’immigration francophone.

Les activités de promotion de l’Ontario à l’échelle internationale, par le biais de Destination Canada ou de Destination Ontario français, devraient s’attacher à informer les immigrants potentiels sur les possibilités d’emploi pour les francophones ou les travailleurs bilingues dans des secteurs spécifiques (p.ex., éducation de la petite enfance, agriculture, tourisme, santé et  justice) et dans les régions de la province (p.ex., Nord de l’Ontario).

Approches suggérées

  • Déterminer les régions et pays où l’Ontario devrait concentrer ses efforts de promotion de l’Ontario français et travailler de concert avec les ambassades et les consulats canadiens à cet égard.
  • Organiser des séances d’information, similaires à celles de Destination Canada, en particulier à propos de l’immigration en Ontario français et donner des renseignements qui aideraient à choisir l’Ontario comme destination francophone.
  • Faire participer des partenaires, comme les établissements d’enseignement francophones et bilingues, les municipalités, les employeurs et les RIFs à la planification des « missions ».
  • Le trafic Web à OntarioImmigration.ca et immigrationfrancophone-ontario.ca suggère la France, la Belgique, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie sur lesquels concentrer les efforts de promotion. L’Ontario pourrait aussi recruter des candidats bilingues français-anglais en Afrique de l’ouest et dans les États membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, dontle Cameroun, la Roumanie, la République de Maurice et les Seychelles.
  • Promouvoir les arts, la culture et le patrimoine de l’Ontario français.

 

Sélection et avant l’arrivée

3. Travailler avec le gouvernement du Canada pour élargir la sélection d’immigrants francophones en Ontario.

Cette recommandation s’adresse aux gouvernements provincial et fédéral.

L’objectif de la province d’atteindre cinq pour cent d’immigration francophone est essentiel, car il témoigne de l’importance qu’il y a à maintenir et à développer les communautés francophones de l’Ontario ainsi que le rôle social, économique et culturel qu’y jouent les francophones. Il en va de même des cibles d’immigration francophone du gouvernement fédéral.8 Par contre, établir des objectifs ne suffit pas, encore faut-il que les gouvernements fédéral et provincial trouvent les moyens par lesquels ils entendent les atteindre. Dans ce cadre, l’Ontario continue d’utiliser ses relations avec ses homologues des provinces et territoires afin de créer des opportunités de discussion autour de l’immigration francophone.

L’un d’eux serait d’établir, pour la sélection des immigrants au Canada, des critères spécifiques aux francophones. L’Ontario est la seule province qui a un volet Entrée express dédié aux francophones bilingues et le Groupe attend avec impatience de voir les résultats de ce volet. De plus, le Groupe encourage également le gouvernement fédéral à créer d’autres moyens de sélection spécifiques aux francophones pour soutenir l’immigration francophone.

Au cours de l’année écoulée, des progrès ont été réalisés sur plusieurs fronts, y compris une augmentation du nombre de candidats au Programme ontarien des candidats à l’immigration (POCI) pour 2016. En outre, le 1er juin 2016, le gouvernement fédéral a lancé Mobilité francophone, un programme semblable au programme Avantage significatif francophone, qui est assorti de mesures incitant les employeurs à embaucher des travailleurs étrangers temporaires francophones. Ce programme représente une excellente occasion pour les immigrants potentiels d’acquérir de l’expérience de travail canadienne, laquelle pourrait les mener à l’attribution de la résidence permanente au Canada.

Approches suggérées

  • Créer des volets d’immigration francophone au niveau fédéral.
  • Donner aux candidats francophones des points supplémentaires dans le système Entrée express.
  • Augmenter le nombre de candidats attribués à l’Ontario dans le cadre du Programme ontarien des candidats à l’immigration.
  • Promouvoir l'utilisation du programme Mobilité francophone.

4. Collaborer avec le gouvernement fédéral pour rendre les examens linguistiques plus accessibles.

Cette recommandation s’adresse aux gouvernements provincial et fédéral.

Le bilinguisme et des capacités linguistiques en français ou en anglais sont des facteurs pour l’intégration réussie des immigrants qui arrivent au Canada9 et la maîtrise d’une langue officielle est une exigence pour les immigrants économiques au Canada. Pour mieux sélectionner les immigrants francophones, il faut éliminer les obstacles qui empêchent les demandeurs d’être déclarés francophones.

Les tests linguistiques sont administrés soit à l’étranger avant le départ soit en Ontario après l’arrivée, dans les locaux de l’Alliance française d’Ottawa et de Toronto. En raison de ce nombre limité d’emplacements où passer les tests, les immigrants francophones en Ontario dont les compétences linguistiques doivent être évaluées sont souvent obligés de parcourir de longues distances pour passer le test (p.ex., de Windsor à Toronto, de Sudbury à Ottawa) sans compter que  de grandes régions de la province, comme le Nord de l’Ontario, sont mal desservies. En outre, les tests d’évaluation de français administrés à Ottawa et Toronto sont offerts moins fréquemment que les tests d’évaluation de l’anglais et coûtent plus cher.

Selon des données analysées par Radio-Canada10, le test d’évaluation de français coûte jusqu’à 225 $ de plus que son équivalent anglais dans presque tout le Canada. Le Commissariat aux langues officielles étudie les différences de coût entre les tests d’évaluation de français et les tests d’évaluation d’anglais pour les immigrants. Le premier  rapport d’étude préliminaire, rendu public le 27 septembre 2016, confirme les données de Radio-Canada.  

De plus, peu d’organismes ont obtenu l’accréditation (accordée par le gouvernement fédéral) nécessaire pour administrer les tests d’évaluation d’anglais, et encore moins ont obtenu l’accréditation pour administrer les tests d’évaluation de français. Les candidats francophones doivent donc voyager plus loin et engager des dépenses plus élevées que ceux testés en anglais. La communauté francophone accorde une grande importance à la parité concernant l’accessibilité géographique et les coûts des tests d’évaluation en français et en anglais.

Approches suggérées

  • Identifier différents moyens de réduire le coût des tests d’évaluation de français.
  • Étudier des moyens pour fournir des tests plus inclusifs et géographiquement accessibles (p.ex., technologie à distance).
  • À la suite de l’examen par le Commissariat aux langues officielles, effectuer régulièrement un suivi des organismes qui administrent les tests linguistiques pour s’assurer qu’il y a parité entre les services de langue anglaise et de langue française en ce qui concerne les coûts et l’accessibilité.

5. Améliorer et développer l’accès à l’information disponible en ligne pour les immigrants francophones potentiels avant leur arrivée en Ontario.

Cette recommandation s’adresse aux gouvernements provincial et fédéral.

Il est essentiel de préparer et d’informer les immigrants éventuels avant leur arrivée en Ontario pour que leur insertion dans la société ontarienne soit réussie. Les nouveaux arrivants francophones seront en mesure de faire la transition en douceur si les ressources et les renseignements sont davantage disponibles avant leur arrivée en Ontario, surtout sur des sujets comme la reconnaissance des titres de compétence et l’autorisation d’exercer, la culture et la géographie ainsi que l’accès aux services d’aide à l’établissement.

Approches suggérées

  • Travailler de concert avec les partenaires, comme les organismes d’aide à l’établissement, pour optimiser la qualité des informations et des services mis à la disposition des immigrants francophones avant leur arrivée.  
  • Utiliser les sites Web « Immigrer au Canada », ontarioimmigration.ca, etablissement.org et le site Web municipal sur l’immigration francophone de l’Ontario pour fournir des liens pertinents, tel que sur les communautés francophones de l’Ontario, l’information sur le marché du travail régional et sur l’éducation en langue française en Ontario.
  • Utiliser les médias sociaux pour augmenter la portée de ces informations.

6. Travailler avec le gouvernement fédéral à l’étude d’une nouvelle définition, plus inclusive, d’immigrant francophone.

Cette recommandation s’adresse aux gouvernements provincial et fédéral.

L’évaluation de quelque chose passe d’abord par sa définition. Les gouvernements et les partenaires ne définissent pas toujours de la même façon un immigrant francophone, ce qui rend la tâche plus difficile pour coordonner la sélection, l’accueil et l’établissement des immigrants. Le gouvernement fédéral a récemment adopté une nouvelle définition pour « immigrant francophone » et la province devrait travailler de concert avec le gouvernement fédéral pour comprendre en quoi celle-ci s’harmonise avec la définition provinciale.

Toute définition d’immigrant francophone devrait faire état de la diversité et de la vitalité de la communauté francophone pour inclure toute personne ayant un lien direct actif avec la langue française et aller au-delà de la définition traditionnelle se fondant exclusivement sur la langue maternelle.

Le 4 juin 2009, l’Ontario a adopté une nouvelle définition pour « population francophone de la province» qui reflète mieux l’évolution et la diversité des communautés francophones de l’Ontario : « Sont considérées comme francophones de l’Ontario, les personnes pour lesquelles la langue maternelle est le français, de même que les personnes pour lesquelles la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, mais qui ont une bonne connaissance du français comme langue officielle et qui utilisent le français à la maison.»

Approches suggérées

  • Travailler avec le gouvernement fédéral pour aligner la définition d’immigrant francophone des gouvernements fédéral et provincial.
  • Publier chaque année des statistiques sur les immigrants francophones en Ontario,  pour mesurer les progrès accomplis dans l’atteinte de l’objectif de cinq pour cent de la province.
  • Envisager des moyens de saisir des données sur la migration secondaire d’autres provinces et territoires vers l’Ontario.
Le 8 avril 2016, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a présenté une nouvelle définition d’« immigrant de langue française » pour mieux identifier le nombre d’immigrants de langue française arrivant au Canada. La définition est la suivante : « Un immigrant d’expression française est un immigrant dont le français est la première langue officielle canadienne d’usage. »

 

Arrivée

7. Accueillir de manière proactive et en français les nouveaux arrivants francophones en Ontario.

Cette recommandation s’adresse aux gouvernements provincial et fédéral.

Il n’est jamais facile d’arriver dans un nouveau pays et dans une nouvelle communauté d’autant plus lorsqu’on se heurte à des obstacles linguistiques et culturels. C’est pourquoi il est indispensable que les nouveaux arrivants francophones en Ontario obtiennent de manière proactive, quel que soit leur lieu d’arrivée, des renseignements et des services en français qui les mettent en rapport avec les communautés francophones de l’Ontario.

Les fournisseurs de services d’aide à l’établissement et divers paliers de gouvernement offrent des services et des renseignements aux immigrants et aux immigrants éventuels avant leur arrivée en Ontario. En harmonisant ces informations et en reliant les services avant et après l’arrivée, on pourra répondre aux besoins des nouveaux Franco-Ontariens à leur arrivée dans la province.

Approches suggérées

  • Travailler avec le gouvernement fédéral et les fournisseurs de services afin de mieux cerner les immigrants francophones et les réfugiés et leur fournir des renseignements en français à leur arrivée en Ontario, où qu’ils atterrissent, et leur offrir des services qui les aident à vivre en français.
  • Mieux relier les services avant l’arrivée et les services à l’arrivée afin d’assurer une voie d’accès pour que les francophones reçoivent des services en français et des liens vers les communautés francophones.

8. Mobiliser les municipalités de l’Ontario dans le but d’attirer, de retenir et d’intégrer les nouveaux arrivants francophones dans les collectivités de la province.

Les municipalités jouant un rôle important dans l’intégration des immigrants, il faudrait les associer à la réalisation de l’objectif de cinq pour cent d’immigration francophone. Les nouveaux arrivants francophones peuvent contribuer à la revitalisation des communautés francophones et non francophones, et apporter aux collectivités leurs compétences, leurs connaissances et leurs expériences dans toute leur diversité.

Il est important de reconnaître d’une part que l’immigration est acceptée à divers degrés dans les collectivités ontariennes et que, d’autre part, les communautés francophones de la province sont diverses et ont des besoins différents (p.ex., communautés urbaines francophones par rapport à communautés rurales francophones). Certaines communautés reconnaissant collectivement l’importance de l’immigration pour tempérer le déclin démographique ont conçu des initiatives de façon proactive. D’autres en sont à peine à se rendre compte de l’impact positif que peut avoir l’immigration francophone sur leur démographie et leur économie. Pour d’autres encore, l’immigration ne constitue pas encore une solution au déclin démographique.

Approches suggérées

  • Souligner les avantages pour les municipalités d’attirer des immigrants francophones par le biais d’organismes et d’entités, comme l’Association des municipalités de l’Ontario (AMO), l’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO) et le Comité des municipalités pour l’immigration (CMI).
  • Continuer à soutenir le Programme de renseignements municipaux en ligne sur l’immigration (PRMLI) et encourager les partenaires à mettre à jour le contenu de leurs sites Web.
  • La Stratégie pour l’immigration à Ottawa (SIO) fixe des priorités stratégiques à long terme dans les six domaines suivants : intégration économique, santé et le bien-être, établissement, langue, éducation et renforcement des capacités communautaires et institutionnelles. La SIO comprend des outils pour répondre aux besoins propres à certains sous-groupes d’immigrants, dont les francophones, les jeunes, les femmes et les minorités visibles.
  • Collaborer avec les municipalités, les régions et d’autres partenaires (p.ex., AMO, AFMO, PRMLI francophone, établissements d’enseignement) à attirer des immigrants francophones dans leurs communautés. Cela pourrait favoriser l’établissement d’immigrants francophones ailleurs que dans les grands centres urbains.
  • Utiliser les entités existantes, comme le CMI, pour échanger des informations et des pratiques exemplaires en matière d’immigration francophone et des stratégies locales de promotion et d’attraction.
  • Encourager les municipalités à s’engager publiquement à attirer et à intégrer des immigrants francophones et à mettre en place des plans pour respecter ces engagements.
  • Valoriser les petites communautés francophones rurales et nordiques lorsque des débouchés économiques particuliers y existent pour les immigrants.11
  • Proposer des moyens ou avoir recours à ceux existants (p.ex., Prix ontarien de leadership pour l’emploi des immigrants) pour honorer les communautés et les particuliers ayant contribué à la réussite des immigrants francophones. Cela pourrait inclure la reconnaissance des :
    • communautés qui intègrent avec succès les immigrants francophones;
    • champions de l’immigration francophone parmi les acteurs communautaires clés dans les secteurs public et privé;
    • immigrants francophones qui réussissent.

 

Établissement et intégration

9. Assurer la qualité et l’uniformité des services en français lors de l’identification et du financement des organismes en mesure de fournir aux immigrants et aux réfugiés francophones des services en français.

Cette recommandation s’adresse aux gouvernements provincial et fédéral.

Les communautés d’accueil jouent un rôle essentiel dans l’établissement, l’intégration et la rétention des immigrants en Ontario. Par ailleurs, le Groupe tient à souligner l’importante contribution des services d’aide à l’établissement francophones. Pour attirer des immigrants francophones et des réfugiés et faciliter leur établissement et leur intégration, il est important de s’assurer de la présence de services en français de qualité et de leur financement dans chaque région de la province.

Outre l’offre active de services en français, il faut absolument reconnaître l’importance des services d’aide à l’établissement proposés par les organismes francophones aux immigrants francophones. Les gouvernements fédéral et provincial doivent veiller à ce que les services aux francophones soient offerts en français quand un organisme non francophone est financé pour desservir une région. Il ne faut pas que les informations et les services offerts en français soient de simples traductions du matériel  en anglais, mais des adaptations qui tiennent compte de la culture franco-ontarienne.

Approches suggérées

  • Tenir compte des besoins des francophones, grâce à une lentille francophone, lors de la conception des politiques, programmes et services et de la prise de décisions en matière de financement en collaboration avec le gouvernement fédéral.
  • Souligner l’importance des connaissances et de l’expérience des organismes francophones dans la prestation de services d’aide à l’établissement qui sont culturellement adaptés aux immigrants et aux réfugiés francophones lors de l’élaboration des critères de financement.
  • Étudier comment actualiser les contrats de niveau de service / de contribution pour permettre aux organismes non francophones d’aiguiller les clients francophones vers des organismes francophones (p.ex., chaque client francophone directement orienté vers des services en français par un fournisseur de services en anglais devrait compter comme un client servi).
    • Encourager les partenariats entre les organismes francophones et anglophones afin que les immigrants francophones reçoivent des informations adaptés à leur établissement dans la communauté francophone et seront correctement aiguillés.
  • Donner le choix aux clients allophones (personnes qui ne parlent ni le français ni l’anglais) d’être aiguillés vers un organisme anglophone ou francophone.
  • Former et équiper les employés de première ligne du gouvernement, comme le personnel régional, pour qu’ils soient en mesure d’orienter les nouveaux arrivants francophones en Ontario vers d’autres services gouvernementaux, communautaires et culturels de langue française de leur région. Il est important que des cours de formation et du matériel en français soient disponibles pour que les employés n’aient pas à traduire eux-mêmes l’information pour les clients francophones.
  • Élaborer des normes de service avec les fournisseurs francophones pour s’assurer que la qualité des services en français soit uniforme dans toute la province, c’est-à-dire par exemple élaborer des ententes pour référer les clients par le biais de services à distance ou de télé services.
  • Améliorer les processus d’évaluation des services d’aide à l’établissement pour mesurer l’impact et l’efficacité de ces derniers (c.-à-d. trouver les moyens d’évaluer l’intégration).
    • Améliorer la capacité des organismes de s’autoévaluer et d’évaluer leurs services.
    • Améliorer l’évaluation par les bailleurs de fonds (gouvernements du Canada et de l’Ontario) des services dispensés par les organismes.
  • Mettre à la disposition des fournisseurs de services des cours de formation sur l’offre active de services en français en Ontario.

10. Travailler avec les groupes communautaires francophones à la production et à la diffusion de documents d’information sur les services d’aide à l’établissement offerts aux nouveaux arrivants francophones.

Cette recommandation s’adresse aux gouvernements provincial et fédéral.

Soutenir les immigrants est un facteur clé de la réussite de leur intégration. Des ressources adéquates et un financement stable, continu et cohérent des services d’aide à l’établissement francophones sont essentiels pour soutenir efficacement les immigrants francophones, ce qui facilite leur maintien dans les communautés franco-ontariennes.

Le gouvernement de l’Ontario devrait accroître sa collaboration avec les Réseaux de soutien à l’immigration francophone (RIFs), organismes financés et soutenus par le gouvernement fédéral qui disposent déjà de  structures de coordination et de planification communautaire. Les RIFs encouragent également la promotion de partenariats et d’initiatives concernant l’immigration francophone au sein des organismes de toutes les régions de l’Ontario.

Il est essentiel de faire participer à l’accueil et à l’établissement des nouveaux arrivants francophones non seulement les institutions et les organismes traditionnels (p.ex., centres d’aide à l’établissement, système scolaire et municipalités), mais aussi des institutions non traditionnelles. Dans de nombreux cas, les immigrants ne consultent pas directement des fournisseurs de services, mais reçoivent des informations, souvent de bouche-à-oreille et auprès d’un certain nombre de relations communautaires, dont des membres de centres culturels et communautaires, des organismes de développement communautaire comme l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) régionale, des centres pour personnes âgées, des comités organisateurs de festivals, des clubs locaux des communautés ethnoculturelles et religieuses et des organismes au service des groupes marginalisés (comme le Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones et FrancoQueer.)12 Les membres des organisations, les fonctionnaires municipaux et chefs d’entreprise peuvent agir à titre d’ambassadeurs de l’immigration francophone en Ontario.

Approches suggérées

  • S’efforcer de renforcer la présence en ligne des fournisseurs de services d’aide à l’établissement.
  • Faire connaître les services en français à la disposition des nouveaux arrivants par le biais des médias traditionnels (p.ex., médias communautaires de langue française, stations de radio,
    Le Projet pilote du Manitoba pour les immigrants francophones, que finance Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, un partenariat entre la Société franco-manitobaine et Welcome Place, offre des services de soutien aux immigrants dès leur arrivée. Il s’agit notamment de services de renseignements sur le logement, sur la formation linguistique, de services d’aide aux démarches administratives, ou d’autres services de soutien aux nouveaux arrivants. Parmi les organismes à but non lucratif avec lesquels le gouvernement de l’Ontario entretient déjà des relations, des efforts de collaboration similaires pourraient être encouragés entre les organismes  francophones et les organismes de service aux immigrants pour mieux répondre aux besoins des immigrants francophones de la province.
    journaux, médias électroniques) et des médias sociaux. Déterminer les occasions de mettre en évidence ces services (p.ex., Semaine nationale de l’immigration francophone en novembre).
  • Établir des relations avec les groupes et les dirigeants dits non traditionnels, de façon qu’ils disposent des outils nécessaires pour mieux orienter les immigrants francophones à la recherche d’informations qui s’adressent à eux.
  • Encourager la formation de partenariats entre les organismes d’aide à l’établissement francophones et leurs affiliés potentiels, comme les organismes de services pour les LGBTQIA et les immigrants et réfugiés handicapés, pour qu’ils puissent échanger des informations, des pratiques exemplaires et établir des liens entre les services dans les communautés.
  • Le projet Élargir l’espace francophone vise à promouvoir l’éducation en langue française en Ontario. L’objectif principal du projet est de s‘assurer que tous les nouveaux arrivants francophones, francophiles et allophones soient au courant qu’il existe un système d’éducation en langue française dans la province, de la petite enfance jusqu’au niveau postsecondaire. Une carte promotionnelle a été créée pour orienter les nouveaux arrivants vers un site abondant de renseignements. La carte promotionnelle a été conçue à l’intention d’un public local, régional, provincial et international et a été diffusée au Sénégal et en France.

11. Établir un partenariat avec les organismes francophones et les employeurs pour élaborer des initiatives consacrées à la main-d’œuvre francophone.

Promouvoir l’Ontario comme une province de destination attrayante pour les francophones et  faciliter leur venue est important pour augmenter l’immigration francophone en Ontario. Il est tout aussi crucial de donner aux immigrants francophones les moyens de réussir leur établissement économique. Il est non seulement essentiel, pour maintenir les communautés francophones de l’Ontario et les développer, d’offrir des services et de l’aide, mais aussi de mettre en place et de développer des initiatives consacrées à promouvoir la valeur de la main-d’œuvre francophone. De cette façon, les immigrants francophones, soit  bilingues ou  compétents dans les deux langues, sont aptes à l’emploi et peuvent trouver un travail. Mettre les nouveaux arrivants francophones en situation de réussite et assurer leur intégration dans la population active apporte des avantages non seulement à l’Ontario français, mais aussi à l’ensemble de la province.

Approches suggérées

  • Travailler de concert avec les partenaires locaux (p.ex., RIFs, chambres de commerce, partenariats locaux en immigration) pour échanger des connaissances et des ressources et soutenir l’intégration des immigrants francophones dans la population active.
  • Tirer parti d’Emploi Ontario et du Guichet-emplois d’Emploi et Développement social Canada pour faire connaître les possibilités de travail aux immigrants et jumeler les emplois aux compétences.
  • Promouvoir la valeur de la main-d’œuvre bilingue et francophone à la société et aux entreprises ontariennes.
  • En mai 2015, La Passerelle I.D.É. a lancé le Francophone Workforce Development Council (Conseil du développement de la main-d’œuvre francophone). Il s’agit d’un organe consultatif intersectoriel qui permettra de trouver des stratégies de haut niveau pour développer et renforcer la canalisation des talents bilingues francophones dans la région de Toronto, en mettant particulièrement l’accent sur l’amélioration des aptitudes à l’emploi des jeunes francophones.
  • Améliorer le réseautage lié à l’emploi pour apparier les employeurs à la recherche de personnel francophone ou bilingue (français et anglais) et les candidats francophones détenant les compétences voulues.
  • Tirer parti des et promouvoir divers Guichets-emplois, y compris Thétis (rdee-ont.ca/nos-entreprise-sociales/thetis-international/) et Magnet (http://www.magnet.today/).
  • Le programme Connector de mise en relation du TRIEC (Toronto Region Immigrant Employment Council) crée des occasions de réseautage entre les professionnels internationaux qualifiés et leurs homologues établis dans la région du Grand Toronto. Grâce à Connector, les immigrants qualifiés établissent un réseau professionnel et trouvent des possibilités d’emploi. Les employeurs ont ainsi accès à des personnes de haut talent, personnes que les méthodes de recrutement traditionnelles ne leur permettraient pas de trouver.

12. Continuer de collaborer avec les collèges, les universités et d’autres partenaires à l’élaboration d’initiatives garantissant aux étudiants internationaux un bon accueil et un soutien dans leur nouveau milieu.

Les établissements postsecondaires de l’Ontario possèdent un éventail impressionnant de connaissances et de talents internationaux. En Ontario, les étudiants internationaux qui étudient en français sont des immigrants francophones potentiels. C’est pourquoi il est important de soutenir leur intégration pendant toutes leurs études.

La province et les établissements postsecondaires déploient d’importants efforts pour attirer des étudiants internationaux. À leur arrivée, ils peuvent avoir besoin de soutien à l’intégration. S’ils se sont bien intégrés à la vie sur le campus et dans leurs cours, ils ne sont pas toujours en revanche bien intégrés dans la collectivité. Les étudiants qui souhaitent rester peuvent trouver difficile de trouver un emploi et de s’y retrouver dans le système d’immigration.

Approches suggérées

  • Travailler avec les établissements d’enseignement et d’autres partenaires afin que les étudiants internationaux francophones soient au courant à la fin de leurs études des options possibles de résidence permanente en Ontario (p.ex., Programme ontarien des candidats à l’immigration).
  • L’Université de Hearst réussit à recruter des étudiants internationaux d’expression française en Afrique occidentale dans le cadre de salons de l’éducation.  Hormis ce recrutement direct, l’Université a remarqué une explosion du recrutement indirect chez les étudiants eux-mêmes, lesquels encouragent des membres de leur entourage à venir les rejoindre dans le Nord de l’Ontario. À l’heure actuelle, 30 étudiants internationaux sont inscrits à l’Université et 300 ont exprimé leur intérêt à la fréquenter.
  • Créer un milieu accueillant pour les étudiants internationaux afin qu’ils soient en mesure de s’intégrer dans leur communauté, en plus de s’être adaptés à leur établissement d’enseignement postsecondaire et de se concentrer sur leurs études. Pour ce faire, on peut organiser à l’intention des étudiants internationaux sur les campus des collèges et des universités des séances d’information sur les services, les soutiens et les possibilités économiques disponibles dans toute la province réunissant les gouvernements fédéral et provincial, les organismes d’établissement et les municipalités.
  • Améliorer les services en français à la disposition des étudiants fréquentant des établissements d’enseignement de langue anglaise.
  • L’Université d’Ottawa a réduit les frais de scolarité des étudiants internationaux francophones pour qu’ils soient à parité avec ceux des étudiants canadiens. Les étudiants internationaux francophones paient les mêmes droits que les étudiants canadiens. Depuis 2014 (lorsque l’exemption a été introduite), le nombre d’étudiants internationaux francophones et francophiles sur le campus de l’Université d’Ottawa a doublé.
  • Promouvoir et améliorer les permis de travail hors campus post-diplôme pour les étudiants internationaux.

 

Rapports publics

13. Faire état des progrès réalisés concernant l’atteinte de l’objectif de cinq pour cent et la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent rapport.

Le Groupe prévoit que le gouvernement de l’Ontario inclura toutes les mises à jour de ses recommandations dans le rapport d’étape annuel du ministère des Affaires civiques, de l’Immigration et du Commerce international, et qu’il partagera des mises à jour similaires avec le Comité consultatif provincial sur les affaires francophones.

En 2012, la Stratégie ontarienne en matière d’immigrationa fixé un objectif de cinq pour cent pour l’immigration francophone, mais elle n’a pas établi d’échéancier pour l’atteindre. Selon le Groupe, l’Ontario devrait être en mesure d’atteindre cet objectif dans les cinq prochaines années, soit d’ici à la fin de 2020. D’autres facteurs que ceux énoncés dans le présent rapport, des événements mondiaux à la planification des niveaux d’immigration du gouvernement fédéral, pourraient empêcher l’Ontario d’atteindre son objectif dans les délais impartis. Par contre, le Groupe est convaincu que ces recommandations mettront la province sur la bonne voie.

Approches suggérées

  • Présenter régulièrement des mises à jour publiques sur les progrès réalisés pour atteindre la cible de cinq pour cent par le biais du rapport d’étape annuel du Ministère.
  • Présenter aux partenaires une mise à jour annuelle sur les progrès accomplis dans le cadre des tables rondes et des tribunes existantes.

 

4. Observations finales

En raison du regain d’intérêt que manifeste le Canada pour l’immigration et les réfugiés ainsi que de l’intérêt soutenu des gouvernements provincial et fédéral pour la francophonie, le moment semble opportun pour s’appuyer sur les réalisations passées en Ontario et poursuivre une meilleure stratégie de promotion, d’attraction, de sélection, d’accueil, d’établissement et d’intégration des immigrants francophones dans la province. La collaboration sera un élément essentiel de ces activités. Pour officialiser l’établissement de cette collaboration, il faudra qu’un volet des négociations entre l’Ontario et le gouvernement fédéral sur un nouvel Accord Canada-Ontario sur l’immigration soit consacré aux francophones.  

Les francophones en Ontario sont présents depuis plus de quatre siècles et plus de 600 000 francophones sont aujourd’hui installés en Ontario, soit presque cinq pour cent de la population totale de la province, qui représente la deuxième communauté francophone au Canada après le Québec. Toutefois, de fortes pressions démographiques pèsent sur la communauté francophone de l’Ontario : vieillissement et faible taux de natalité. Qui plus est, beaucoup de francophones adoptent l’anglais. La province doit faire entrer suffisamment d’immigrants d’expression française pour qu’ils contribuent à la prospérité culturelle et économique de la communauté francophone de l’Ontario et faire en sorte que le poids démographique de cette communauté ne faiblisse pas.

Atteindre l’objectif de cinq pour cent pour l’immigration francophone en Ontario

C’est la raison pour laquelle la cible de cinq pour cent pour l’immigration francophone en Ontario est si importante. Cet objectif témoigne du souhait du gouvernement et de la communauté franco-ontarienne de maintenir la vitalité de la présence française en Ontario et de sauvegarder le patrimoine culturel de la population francophone pour les générations futures.13

Les recommandations formulées dans le présent rapport visent non seulement l’atteinte de l’objectif de cinq pour cent pour l’immigration francophone en Ontario, mais aussi le maintien du poids démographique de la population francophone de la province à cinq pour cent. Notre but est d’augmenter le nombre et le pourcentage des immigrants francophones en Ontario (ressortissants d’autres pays) et de migrants en provenance d’autres provinces.

Presque 70 pour cent des immigrants francophones au Canada hors Québec choisissent de s’établir, de travailler et de prospérer en Ontario.14 Ils ne seront pas tous recensés dans les cinq pour cent d’immigrants reçus, mais ils seront comptés dans le nombre de francophones qui habitent et prospèrent dans notre province.

Dépasser l’objectif

Le succès des initiatives visant l’atteinte de l’objectif de cinq pour cent d’immigration francophone en Ontario ne repose pas seulement sur la réalisation d’un chiffre. Il ne suffit pas de s’assurer que cinq pour cent des immigrants reçus sont francophones. Il faut  veiller à ce que les nouveaux arrivants d’expression française s’intègrent dans la communauté francophone de l’Ontario, y restent, y réussissent et y prospèrent. Il faut les accueillir en français et leur donner la chance de contribuer à leur communauté d’adoption. Au bout du compte, il s’agit d’éprouver un sentiment d’appartenance en tant que francophone en Ontario.

À ce titre, les recommandations énoncées dans le présent rapport dépassent l’objectif de cinq pour cent pour l’immigration francophone en Ontario. Des rapports de collaboration avec la communauté francophone et d’autres paliers de gouvernement seront indispensables pour atteindre, voire dépasser, l’objectif de cinq pour cent de l’Ontario.

Enfin, le gouvernement provincial n’est pas en mesure de toute évidence d’atteindre, voire de dépasser, seul ces objectifs. Par conséquent, les recommandations formulées dans le présent rapport font fréquemment référence à des partenariats et à l’amélioration des pratiques exemplaires. La communauté franco-ontarienne est déterminée à collaborer avec le ministère des Affaires civiques, de l’Immigration et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada à l’optimisation du potentiel de l’Ontario concernant l’immigration francophone en vue d’accroître la vitalité et le dynamisme de notre communauté.  Ensemble, nous surpasserons les attentes.

 

5. Membres du Groupe d’expertes et experts sur l’immigration francophone

Les membres du Groupe d’expertes et experts sur l’immigration francophone représentent une diversité de secteurs, régions et domaines d’expérience, dont des groupes communautaires, des employeurs, des municipalités, des universitaires et des étudiants. 

Alain Dobi (coprésident)
Directeur, Réseau de soutien à l’immigration francophone du Centre-Sud-Ouest de l’Ontario

Peter Hominuk (coprésident)
Directeur général, Assemblée de la francophonie de l’Ontario

Caroline Andrew
Directrice, Centre d’études en gouvernance, Université d’Ottawa

Rym Ben Berrah
Coprésidente, Regroupement étudiant franco-ontarien

Brigitte Duguay-Langlais
Coordinatrice, Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’Est de l’Ontario

Christian Howald
Coordonnateur de projet, Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario

Didier Marotte
Directeur général, Centre communautaire francophone de Windsor (Place Concorde)

Jacqueline Noiseux
Directrice générale, Association française des municipalités de l’Ontario

Valérie Sniadoch
Directrice,  Programmes d'employabilité et d'immigration, Réseau de développement économique et d’employabilité – La bonne affaire

Représentants gouvernementaux (membres d’office) :

Richard Lecours
Gestionnaire, Opérations, Intégration – Région de l’Ontario, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada

Suzanne Skinner
Chef, Direction de l’immigration liée au développement des affaires et des programmes de sélection, ministère des Affaires civiques et de l’Immigration

Le groupe d’expertes et experts désire aussi souligner le travail très apprécié d’Arianne M. Matte et de Soojin Yu, conseillères en politiques de la Direction des politiques d’immigration au MACICI, qui ont bien accompagné le groupe et qui ont rendu possible les échéanciers. Merci Arianne et Soojin! L’habile participation de Maryse Lemoine, analyste principale de la recherche et des données de l’Office des Affaires francophones, est également soulignée.

1 Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Résidents permanents admis, 4e trimestre 2015.
2 Immigration francophone en Ontario: plaidoyer pour une intégration culturelle  http://www5.tfo.org/onfr/immigration-francophone-en-ontario-plaidoyer-pour-une-integration-culturelle/. Consulté le 2 février 2016.
3 https://www.ontario.ca/fr/page/histoire-franco-ontarienne. Consulté le 18 mai 2016.
4 http://www.parl.gc.ca/content/sen/committee/421/OLLO/52600-e.HTM. Consulté le 18 mai 2016.
5 63,4 pour cent des immigrants francophones à l’extérieur du Québec sont arrivés en Ontario entre 2005 et 2014.
6 Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, résidents permanents admis, 4e trimestre 2015. Ces statistiques indiquent le nombre de nouveaux arrivants francophones qui ont obtenu le statut de résidents permanents en Ontario. Ils ne tiennent pas compte des mouvements de migration secondaire d’immigrants qui quittent l’Ontario ou s’établissent en Ontario après avoir vécu dans d’autres provinces.
7 http://www.ledevoir.com/politique/canada/460599/mccallum-veut-plus-de-refugies-syriens-en-milieux-francophones. Consulté le 23 février 2016.
8 Le gouvernement fédéral a établi une cible de 4 pour cent pour la proportion d’immigrants économiques francophones hors Québec d’ici 2018, et une cible de 4,4 pour cent pour toutes les catégories d’immigrants d’ici 2023.
9 Le système fédéral de traitement des demandes d’immigration Entrée express attribue des points pour la connaissance de l’anglais et du français.
10 http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2015/12/15/001-tests-immigration-plus-chers-francais-france.shtml. Consulté le 29 mars 2016.
11 Par exemple, selon la Commission de formation du nord-est, 47 pour cent de la population active du nord de l’Ontario seront admissibles à la retraite en 2031, ce qui créera des dizaines de milliers d’offres d’emploi potentielles et des milliers d’emplois potentiels non pourvus, selon les tendances démographiques établies. Certaines régions, comme le nord-ouest de l’Ontario, sont déjà confrontées à des pénuries, comme dans Hearst, qui se démène pour doter des emplois dans les hôpitaux, ou avec Produits forestiers Résolu, dont les moulins, situés partout dans le nord de l’Ontario, doivent attendre six mois ou plus pour combler les postes essentiels, certains demeurant toujours non pourvus.
12 En janvier 2015, FrancoQueer a préparé un rapport d’évaluation intitulé Évaluation des besoins des immigrants et réfugiés francophones LGBTQIA en Ontario, qui décrit la situation actuelle et formule des recommandations. http://www.francoqueer.ca/wp-content/uploads/2015/03/Rapport-%C3%89valuation-besoins-immigrants-et-r%C3%A9fugi%C3%A9s-LGBT-en-Ontario.pdf. Consulté le 23 février 2016.
13 Loi sur les services en français, https://www.ontario.ca/fr/lois/loi/90f32. Consulté le 11 mars 2016.
14 http://www.passerelle-ide.com/files/IVD_fiche_dinfo_final.pdf. Consulté le 9 mai 2016.