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Plus de voies vers le succès

Le rapport final de la Table ronde d’experts sur l’immigration en Ontario


Une stratégie sur l'immigration, pourquoi? Pourquoi maintenant? : Contexte

L'Ontario est depuis longtemps la principale destination des nouveaux arrivants au Canada. Or, au cours des dix dernières années, leur situation dans la province s'est gâtée et l'Ontario fait maintenant face à une concurrence accrue pour ce qui est de les attirer.

L'équilibre entre un certain nombre d'objectifs à court et à long terme doit être à la base de la conception de toute stratégie sur l'immigration. L'Ontario a besoin d'une stratégie qui lui permettra d'une part d'attirer les bonnes personnes en nombre voulu et d'autre part, d'utiliser les outils et les programmes les plus appropriés qui garantiront que les immigrants y réussissent, prospèrent et s'intègrent, à court et à long terme.

Points essentiels

  • Les nouveaux arrivants représentent 30 pour cent de la population active de l'Ontario.
  • Les immigrants récents ou très récents1 représentaient 8,2 pour cent de la population active de l'Ontario en 2010.2

La présente section décrit brièvement le contexte difficile dans lequel l'Ontario doit mettre au point sa stratégie sur l'immigration et les principales questions sur lesquelles la table ronde a porté son attention en formulant ses conseils.

L'immigration et l'économie en pleine évolution de l'Ontario

L'Ontario est en pleine transition économique. La plupart des industries qui ont généré la prospérité de nombreuses générations sont en difficulté. Les emplois dans le secteur manufacturier, en proportion de tous les emplois en Ontario ont diminué de 35 pour cent au cours de la dernière décennie.3 Or le rythme de croissance d'autres secteurs, notamment ceux des services et de l'exploitation minière, s'est accéléré.

Ce virage a contribué à une diminution des possibilités d'emploi pour les personnes peu spécialisées ou ayant une maîtrise limitée de l'anglais et a fait qu'il est plus difficile pour les immigrants récents de trouver un emploi stable à un salaire convenable. Cela a entraîné à la fois une baisse absolue des salaires réels des immigrants et une baisse des salaires comparables à ceux de leurs homologues nés au Canada. Cette situation se dénote particulièrement pour les immigrants très récents en Ontario, dont la moyenne des salaires hebdomadaires était de 23,2 pour cent inférieure à celle des travailleurs nés au Canada en 2011 (et de 21,6 pour cent pour les immigrants récents au Canada dans l'ensemble)..4

Des études postsecondaires et des compétences de base pour l'économie du savoir (y compris d'excellentes capacités analytiques, des compétences en littératie, numératie, communication interpersonnelle et techniques numériques) sont de plus en plus importantes pour réussir sur le marché du travail et accroître sa capacité économique en Ontario. Malheureusement, les études, les compétences, l'expérience professionnelle et les réseaux acquis à l'échelle internationale sont souvent sous-évalués. Les immigrants devraient être pris en charge durant leur transition vers le marché du travail ontarien et pendant qu'ils constituent les réseaux professionnels dont ils ont besoin pour s'y retrouver. Faute d'efforts concertés, ils vont occuper des emplois qui ne cadrent pas avecleurs études, leur formation antérieure et leurs antécédents professionnels et qui sont, dans bien des cas, précaires et mal payés.

Tendances démographiques

Le déclin naturel de l'importance relative de la population ontarienne en âge de travailler—attribuable principalement au vieillissement et aux faibles taux de fécondité—exercera des pressions sur les finances publiques, puisque moins de travailleurs soutiendront financièrement les Ontariens et Ontariennes à la retraite. En l'absence de nouveaux arrivants, il est prévu que la population en âge de travailler commencera à diminuer d'ici à 2014.7

Points essentiels

  • On estime que l'Ontario se retrouvera devant une pénurie de 364 000 travailleurs qualifiés d'ici à 2025.5
  • Il faudrait qu'il y ait 2,5 fois plus de nouveaux arrivants que dans le moment, pour compenser le recul de la croissance de la population active en Ontario causépar sa société vieillissante.6

Une immigration accrue vers l'Ontario fera augmenter la population en âge de travailler et améliorera les perspectives économiques et financières à long terme de la province. Or, les données indiquent que les immigrants éprouvent des difficultés à s'intégrer au marché du travail et aux communautés de l'Ontario. En conséquence, il devient vraiment nécessaire d'avoir une stratégie qui permettra d'attirer des immigrants économiques en Ontario et de les aider à trouver un emploi approprié qui fait appel à leurs compétences, études et réseaux.

Déclin dans la catégorie des immigrants économiques

Alors qu'au cours de la dernière décennie, l'immigration totale vers le pays est restée relativement stable, la proportion d'immigrants admis en Ontario a diminué. De 2001 à 2011, elle a chuté de près d'un tiers, passant d'un sommet de 59,3 pour cent en 2001 à 40 pour cent en 2011.8 Il s'agit de la plus faible proportion pour l'Ontario depuis au moins 30 ans (mais qui est conforme à sa part de la population canadienne).

Points essentiels

  • Au cours des 10 dernières années, la proportion d'immigrants admis en Ontario, se classant dans la catégorie des immigrants économiques, a chuté de 19 pour cent.
  • En 2011, l'Ontario a reçu 57,1 pour cent des réfugiés au Canada, une augmentation de 6,1 pour cent depuis 2001.

Simultanément, il y a eu un changement dans le profil des immigrants en Ontario. La proportion d'immigrants de la composante économique à venir en Ontario a chuté de près de 20 pour cent, passant de 64 pour cent en 2001 à 52 pour cent en 2011. Ce chiffre est le plus bas au pays. En moyenne, 71 pour cent des immigrants dans les provinces à l'extérieur de l'Ontario font partie de la composante économique.9

L'Ontario reçoit maintenant une plus grande proportion d'immigrants récents au titre de la catégorie du regroupement familial ou pour des motifs d'ordre humanitaire que dans le passé. Ces derniers connaissent en général plus de difficultés sur le marché du travail et exigent plus d'encadrement après leur arrivée.

Graphique à barres<br/><br/>
2001: 64% Classe économique, regroupement familial 26%, 10% des réfugiés
<br/>
2011: classe économique 52%, 28% catégorie du regroupement familial, les réfugiés 16%, autres 4% Graphique à barres selon la province
<br/><br/>
Nunavut 33%, dans les Territoires du Nord-Ouest 51%, en Ontario, 52%, Terre-Neuve-et-Labrador 57%, la Colombie-Britannique 63%, 66% en Nouvelle-Écosse, en Alberta, 67%, 70% au Québec, au 
<br/>
Nouveau-Brunswick 75%, 82% au Manitoba, de la Saskatchewan 86% , 87% au Yukon, Prince Edward Island 92%
<br/><br/>
Le graphique montre une moyenne de 71% à l'extérieur de l'Ontario.

L'abandon progressif du capital humain

Il est possible qu'une personne choisie pour occuper un emploi particulier réussisse bien dans le court terme. Néanmoins, il a été démontré que les immigrants sélectionnés sur la base de leur formation, leurs compétences et leur expérience — autrement dit, leur capital humain — réussissent mieux sur le long terme. Citoyenneté et Immigration Canada a évalué le Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral en 2010 et a constaté que les principaux candidats à l'immigration qui ont fait des études postsecondaires et ont une meilleure maîtrise des langues officielles réussissent mieux économiquement.11

Les personnes choisies sur la base de leur capital humain semblent aussi avoir un revenu potentiel supérieur. « À l'échelle nationale, les revenus des travailleurs qualifiés du volet fédéral augmentent plus rapidement que ceux des candidats des provinces. La cinquième année après l'obtention du droit à l'établissement, les revenus des travailleurs qualifiés du volet fédéral sont en moyenne de 2 000 $ à 7 000 $ supérieurs à ceux des candidats provinciaux. »12

Points essentiels

  • En 2001, le Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral, qui sélectionne les immigrants sur la base de leur capital humain, était responsable de 77,1 pour cent de toutes les admissions d'immigrants économiques au Canada. En 2011, seulement 36,7 pour cent des immigrants économiques sont venus par l'entremise de ce programme.10

En dépit de preuves solides attestant que la sélection fondée sur le capital humain produit de meilleurs résultats à long terme pour les immigrants, les changements récents aux politiques de sélection du gouvernement fédéral, tels que l'élargissement des possibilités offertes aux provinces de proposer la candidature d'immigrants pour des emplois précis et l'adoption d'une liste des professions prioritaires pour filtrer les candidats au Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral, ont donné lieu à des politiques de sélection qui mettent l'accent sur des critères étroits de sélection axés sur l'occupation qui sont souvent dépassés. Cette orientation s'est faite au détriment du capital humain en général et a contribué à détériorer les résultats à long terme pour les immigrants.

Graphique à barres
<br/><br/>
2001: les ouvriers habiles fédéraux 77%, les candidats des provinces 1%, travailleurs qualifiés du Québec 11%, 9% en classe affaires, les aides familiaux résidants 2%
<br/>
2011: les ouvriers habiles fédéraux 37%, les candidats des provinces 25%, travailleurs qualifiés du Québec 20%, 7% en classe affaires, des aides familiaux résidants 7%, catégorie de l'expérience canadienne 4% Graphique à barres et graphique linéaire (tous les chiffres sont des estimations)
<br/><br/>
Graphique à barres emploi Gains:
<br/><br/>
<br/>Tous les immigrants, soit environ 24,000 $
<br/>
Travailleurs qualifiés PA, environ 38,000 $
<br/>
Des candidats des provinces PA, environ 32,000 $
<br/>
D'autres, environ 22,000 $
<br/>
Live-in caregiver, environ 22,000 $
<br/>
Atterri dans réfugié du Canada, soit environ 22,000 $
<br/>
Famille, environ 20,000 $
<br/>
Travailleurs qualifiés SD, environ 19,000 $
<br/>
D'investissement du DD, environ 18,000 $
<br/>
Réfugiés commanditaire privé, environ 16,000 $
<br/>
Des candidats des provinces SD, environ 15,000 $
<br/>
Les personnes à charge des réfugiés, environ 13,000 $
<br/>
D'affaires PA, environ 12,000 $
<br/>
Des réfugiés subventionnés par le gouvernement, environ 12,000 $
<br/><br/>
Incidence de l'emploi Ligne Bénéfice Graphique:
<br/><br/>
Tous les immigrants, environ 63%
<br/>
Travailleurs qualifiés PA, environ 95%
<br/>
Des candidats des provinces PA, environ 80%
<br/>
D'autres, environ 55%
<br/>
Live-in caregiver, environ 55%
<br/>
Atterri dans réfugié du Canada, environ 55%
<br/>
Famille, environ 50%
<br/>
Travailleurs qualifiés SD, environ 48%
<br/>
D'investissement du DD, environ 47%
<br/>
Réfugiés commanditaire privé, environ 40%
<br/>
Des candidats des provinces SD, environ 38%
<br/>
Les personnes à charge des réfugiés, environ 35%
<br/>
D'affaires PA, environ 30%
<br/>
Des réfugiés subventionnés par le gouvernement, environ 30%

Aggravation de la situation des immigrants

La situation des immigrants récents en Ontario s'aggrave. Alors que les immigrants en âge de travailler ont, en moyenne, une scolarité plus élevée que les personnes nées au Canada, ils inscrivent des taux plus élevés de chômage et sont beaucoup moins susceptibles de travailler dans les domaines pour lesquels ils ont été formés.

Bien des nouveaux arrivants ont de la difficulté à se trouver un emploi dans leur domaine en raison de leur manque d'expérience canadienne, de la nonreconnaissance de leurs titres professionnels étrangers et de leur méconnaissance des cultures professionnelles et de la langue des affaires au Canada. En 2010, seulement 24 pour cent des immigrants formés à l'étranger travaillent en Ontario dans leur propre profession (comparativement à 62 pour cent de la population ontarienne).15

Points essentiels

  • En 2011, le taux de chômage pour les immigrants très récents en Ontario était le deuxième plus élevé au pays (15,7 pour cent) et le double du taux global de la province (7,6 pour cent).13
  • Le Conference Board du Canada estime que le coût de ne pas reconnaître les titres professionnels et les compétences des Canadiens, notamment des immigrants, oscille annuellement entre 4,1 et 5,9 milliards de dollars.14

En conséquence, de nombreux immigrants récents acceptent des emplois moins rémunérateurs pour lesquels ils sont surqualifiés, sous-utilisant grandement leur capital humain. La non-intégration des immigrants hautement qualifiés est, et continuera d'être un défi, pour la population active de l'Ontario.

Il y a, au sortir de la récession, un autre sujet d'inquiétude, car le taux de chômage des immigrants très récents reste deux fois plus élevé que celui des Canadiens de naissance. Les grands changements structurels de l'économie de l'Ontario, qui ont un impact important et permanent sur les immigrants, aggravent la situation.

Graphique à barres selon la province
<br/><br/>
Canada atlantique: Taux de chômage des immigrants très récents était de 1,1 fois supérieur à celui des personnes nées au Canada, les immigrants récents 0,6 fois celle des personnes nées au Canada
<br/><br/>
<br/>Alberta: Taux de chômage des immigrants très récents était 1,5 fois celui des personnes nées au Canada, les immigrants récents 1,2 fois celle des personnes nées au Canada
<br/>
Manitoba: Le taux de chômage des immigrants très récents était 1,7 fois supérieur à celui des personnes nées au Canada, les immigrants récents 1,4 fois celui des personnes nées au Canada
<br/>
Colombie-Britannique: Le taux de chômage des immigrants très récents était de 1,8 fois supérieur à celui des personnes nées au Canada, les immigrants récents 1,6 fois celle des personnes nées au Canada
<br/>
Saskatchewan: Taux de chômage des immigrants très récents était de 1,8 fois supérieur à celui des personnes nées au Canada, les immigrants récents 0,8 fois celle des personnes nées au Canada
<br/>
Ontario: Taux de chômage des immigrants très récents était de 2,0 fois supérieur à celui des personnes nées au Canada, les immigrants récents 1,3 fois celle des personnes nées au Canada
<br/>
Québec: Taux de chômage des immigrants très récents était de 2,8 fois supérieur à celui des personnes nées au Canada, les immigrants récents 1,5 fois celui des Canadiens de naissance Graphique linéaire (tous les chiffres sont des estimations)
<br/><br/>
Les immigrants très récents (5 ans ou moins):
<br/><br/>
Le taux de chômage varie entre un minimum de 11% à un maximum de 21% entre 2006 et 2012, avec des dates mentionnées comme suit:
<br/><br/>
Mars 2006, environ 11%
<br/>
Janvier 2007, environ 12%
<br/>
Novembre 2007, environ 12%
<br/>
Septembre 2008, environ 13%
<br/>
Juillet 2009, environ 17%
<br/>
Mai 2010, environ 19%
<br/>
Mars 2011, environ 16%
<br/>
Janvier 2012, environ 14%
<br/><br/>
Les immigrants récents (5 à 10 ans):
<br/>
Le taux de chômage varie d'un minimum de 7% à un sommet de près de 18% entre 2006 et 2012, avec des dates mentionnées comme suit:
<br/>
Mars 2006, environ 7%
<br/>
Janvier 2007, environ 9%
<br/>
Novembre 2007, environ 8%
<br/>
Septembre 2008, environ 10%
<br/>
Juillet 2009, environ 17%
<br/>
Mai 2010, environ 12%
<br/>
Mars 2011, environ 9%
<br/>
Janvier 2012, environ 9%
<br/><br/>
Les immigrants établis (10 ans ou plus):
<br/><br/>
Le taux de chômage varie entre un minimum de 5% à un maximum de 10% entre 2006 et 2012, avec des dates mentionnées comme suit:
<br/><br/>
Mars 2006, un peu moins de 6%
<br/>
Janvier 2007, environ 5%
<br/>
Novembre 2007, environ 5%
<br/>
Septembre 2008, environ 6%
<br/>
Juillet 2009, environ 10%
<br/>
Mai 2010, environ 9%
<br/>
Mars 2011, environ 8%
<br/>
Janvier 2012, un peu plus de 7%

L'expansion de la migration temporaire

À l'origine, le programme fédéral des travailleurs étrangers temporaires avait été conçu pour permettre aux employeurs canadiens d'embaucher des travailleurs hautement qualifiés et des ouvriers qualifiés étrangers sur une base temporaire lorsqu'il leur est impossible de trouver des Canadiens ou des résidents permanents pour occuper les postes vacants.

Au fil du temps, le programme a connu une rapide expansion. Entre 2002 et 2011, le nombre de travailleurs étrangers temporaires présents au Canada a augmenté de 196 pour cent, passant de 101 259 à 300 111. Sur l'ensemble des travailleurs étrangers temporaires au Canada en 2011, 35,6 pour cent (106 849) oeuvraient en Ontario.16.

Par ailleurs, de nombreux employeurs utilisent maintenant ce programme, en dépit de son objectif, pour recruter des travailleurs peu spécialisés afin de combler des postes pour une période prolongée. En 2000, 51 pour cent des travailleurs étrangers au Canada étaient hautement qualifiés (ils se situaient à un niveau de compétences O, A ou B de la Classification nationale des professions). En 2011, ce nombre avait chuté à 29 pour cent seulement.17.

Graphique linéaire par province (tous les chiffres sont des estimations)
<br/><br/>
Ontario - environ 48,000 en 2000 avec une croissance d'environ 105,000 en 2011, avec chaque année estimée comme suit:
<br/><br/>
2000: 48,000
<br/>
2001: 50,000
<br/>
2002: 50,000
<br/>
2003: 55,000
<br/>
2004: 60,000
<br/>
2005: 65,000
<br/>
2006: 75,000
<br/>
2007: 80,000
<br/>
2008: 90,000
<br/>
2009: 95,000
<br/>
2010: 100,000
<br/>
2011: 105,000
<br/><br/>
Colombie-Britannique - environ 15,000 en 2000 avec une croissance d'environ 70,000 en 2011, avec chaque année estimée comme suit:
<br/><br/>
2000: 15,000
<br/>
2001: 18,000
<br/>
2002: 20,000
<br/>
2003: 22,000
<br/>
2004: 28,000
<br/>
2005: 30,000
<br/>
2006: 37,000
<br/>
2007: 45,000
<br/>
2008: 60,000
<br/>
2009: 70,000
<br/>
2010: 69,000
<br/>
2011: 70,000
<br/><br/>
Québec - environ 13,000 en 2000 avec une croissance d'environ 40,000 en 2011, avec chaque année estimée comme suit:
<br/><br/>
2000: 13,000
<br/>
2001: 14,000
<br/>
2002: 13,000
<br/>
2003: 17,000
<br/>
2004: 19,000
<br/>
2005: 20,000
<br/>
2006: 22,000
<br/>
2007: 25,000
<br/>
2008: 28,000
<br/>
2009: 30,000
<br/>
2010: 38,000
<br/>
2011: 40,000
<br/><br/>
Alberta - environ 10,000 en 2000 avec une croissance d'environ 65,000 en 2009, puis de redescendre à un peu moins de 60,000 en 2011, avec chaque année estimée comme suit:
<br/><br/>
2000: 10,000
<br/>
2001: 10,000
<br/>
2002: 10,000
<br/>
2003: 11,000
<br/>
2004: 15,000
<br/>
2005: 18,000
<br/>
2006: 21,000
<br/>
2007: 40,000
<br/>
2008: 60,000
<br/>
2009: 65,000
<br/>
2010: 59,000
<br/>
2011: 59,000
<br/><br/>
Canada atlantique, le Manitoba et la Saskatchewan ont tous suivi une courbe de croissance similaire avec environ 1,000 en 2000 avec une croissance d'environ 5,000 pour le Manitoba en 2011, 7,000 en 2011 pour la Saskatchewan et 10,000 pour le Canada atlantique en 2011. Graphique linéaire par province (tous les chiffres sont des estimations)
<br/><br/>
Toutes les provinces ont peu ou pas de croissance entre 2002 et 2005.
<br/><br/>
Saskatchewan et au Manitoba augmenter légèrement à environ 2.000 en 2009, puis plonger vers le bas en 2011.
<br/><br/>
L'Alberta et le Québec suivent une courbe de croissance lente, passant d'environ 1000 en 2007 à 2000 en 2009 et un sommet d'environ 2500 en 2011.
<br/><br/>
La croissance est stable en Ontario, passant d'environ 2000 en 2006, 2500 entre 2008 et 2010 et environ 3500 en 2011.
<br/><br/>
La croissance la Colombie-Britannique est d'environ 1000 en 2007, environ 4000 en 2008 et près de 6000 en 2009 avant de retomber à environ 4000 en 2010 et 2500 en 2011.
<br/><br/>
Croissance de l'Alberta commence à augmenter en 2005 à environ 1000 et grandit à environ 2000 en 2006, passant à environ 10.000 en 2007, 20.000 en 2008 et un pic à 24.000 en 2009 avant de retomber à environ 18.000 en 2010 et 17.000 en 2011.

Mesures du rendement du capital investi dans les services d'établissement et d'intégration

Points essentiels

  • Le ministère des Affaires civiques, de l’Immigration et du Commerce international de l'Ontario va investir 112,1 millions de dollars dans les services d'établissement et d'intégration en 2012-2013.
  • L'allocation de Citoyenneté et Immigration Canada varie d'une année à l'autre, depuis la fin de l'Accord Canada-Ontario sur l'immigration. Elle a été fixée à un peu moins de 315 millions de dollars en dépenses de programme pour 2012-2013.

Les services d'établissement et d'intégration jouent un rôle clé, car ils aident les nouveaux arrivants à s'adapter. Les agences spécialisées en services d'établissement jouent un rôle inestimable; aidant les nouveaux arrivants à se trouver un emploi et un logement et à tisser des liens dans leurs nouvelles communautés.

Les gouvernements de l'Ontario et du Canada ont investi beaucoup dans les services d'aide à l'établissement et l'intégration. Néanmoins, avec les données et les mesures des résultats existantes, il est difficile d'évaluer les résultats et le rapport coûts-avantages. Les gouvernements doivent travailler ensemble pour mieux mesurer les programmes et déterminer ceux qui donnent les meilleurs résultats et qui méritent des investissements continus ou supplémentaires.

Devant les résultats économiques médiocres obtenus par les nouveaux arrivants, de nombreuses organisations chargées de services d'aide à l'établissement ont vu le jour au fil des ans. Toutefois, les résultats sont inégaux pour les nouveaux arrivants en raison de la façon désordonnée dont les services sont fournis, notamment les programmes de formation linguistique.
- Craig Alexander et coll., Éliminer les obstacles auxquels se heurtent les nouveaux immigrants au Canada, Services économiques TD, 2012

Concurrence accrue pour les immigrants qualifiés

Points essentiels

  • Un sondage Gallup de 2012 place le Canada comme la troisième destination la plus populaire auprès des immigrants potentiels, les États-Unis ayant la première place et le Royaume-Uni, la deuxième.18

Le Canada est dans une « course aux talents » avec d'autres pays qui accueillent traditionnellement des immigrants, notamment le Royaume-Uni, l'Australie, les États-Unis et de nombreux pays d'Europe continentale. Simultanément, la situation économique des pays d'où venaient traditionnellement les immigrants, notamment la Chine et l'Inde, est en plein essor, ce qui leur permet de mieux conserver leurs citoyens hautement qualifiés et même d'inciter les membres de leurs diasporas à revenir.

Les autres provinces, en particulier celles qui vivent des booms alimentés par le secteur des ressources et qui ont des pénuries de main-d'oeuvre, font concurrence à l'Ontario pour les spécialistes hautement qualifiés.

Compte tenu de l'intensité croissante du savoir, tous les pays ont aujourd'hui un besoin accru de spécialistes hautement qualifiés capables d'accéder au savoir, de le comprendre et de l'utiliser au service du développement des technologies et de l'économie. La concurrence internationale visant à attirer cette réserve de talents s'intensifie.
- Attirer les talents : Les travailleurs hautement qualifiés au coeur de la concurrence internationale, Synthèse de l'OCDE

Événements récents au fédéral

Le gouvernement fédéral a récemment annoncé son intention de modifier considérablement l'administration et le point de mire des programmes d'immigration du Canada, dans le but de construire un système d'immigration plus rapide et plus adapté qui répondra aux besoins spécifiques du marché du travail. Bon nombre de ces changements auront une grande incidence sur les types d'immigrants qui viennent en Ontario.

On note, au titre des plus importantes modifications proposées, l'élimination de l'important arriéré des demandes présentées avant 2008 dans le cadre du Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral, l'introduction d'un nouveau modèle de déclaration d'intérêt pour la sélection axé sur la participation des employeurs (similaire à ce qui a été adopté en Australie et en Nouvelle-Zélande) et la résiliation des services d'établissement en régime de dévolution en Colombie-Britannique et au Manitoba.

De nombreuses composantes importantes du cadre programmatique doivent être définies. La Table ronde considère qu'il s'agit d'une occasion en or de collaboration fédérale-provinciale pour atteindre les objectifs communs de ces paliers de gouvernement.

Points essentiels
  • Le budget de 2012 du gouvernement fédéral a annoncé un certain nombre de changements importants au système d'immigration. Ces derniers auront une incidence sur les programmes de l'Ontario et sur ses immigrants.
  • L'élimination de l'arriéré des demandes du Programme des travailleurs qualifiés du volet fédéral aura potentiellement des répercussions sur 280 000 personnes qui attendent depuis des années qu'une décision soit prise.
  • On estime que 70 pour cent des personnes se trouvant dans l'arriéré des demandes de travailleurs qualifiés du volet fédéral se destinaient vers l'Ontario.

1. Les « immigrants très récents » ont une durée de résidence au Canada inférieure à 5 ans. Les « immigrants récents » ont une durée de résidence au Canada de plus de 5 ans et de moins de 10 ans. Les « immigrants de longue date » ont une durée de résidence au Canada de 10 ans et plus.

2. Groupe de coordination interministérielle, Shifting Focus, 2011.

3. Ministère de la Formation et des Collèges et Universités de l'Ontario. 2011. [Tendances du marché du travail, le 21 octobre 2011. http://www.tcu.gov.on.ca/eng/eopg/publications/20111021_sdag_employment_trends.pdf]

4. Statistique Canada, Base de données longitudinales sur les immigrants, 2008.

5. Conference Board of Canada. 2007. Ontario's Looming Labour Shortage Challenges. September 2007. Ottawa: Conference Board of Canada. http://www.workforcecoalition.ca/downloads/conference_board_report.pdf.

6. C.D. Howe Institute Commentary. 2009. Faster, Younger, Richer? The Fond Hope and Sobering Reality of Immigration's Impact on Canada's Demographic and Economic Future. July 2009.Toronto: C.D. Howe Institute. http://www.cdhowe.org/pdf/commentary_291.pdf

7. Ministère des Finances de l'Ontario, 2012.

8. Citoyenneté et Immigration Canada, Système de données sur les résidents permanents, 2011.

9. Ibid.

10. Citoyenneté et Immigration Canada, Système de données sur les résidents permanents, 2011.

11. Alboim, N et Maytree. 2009. Adjusting the Balance: Fixing Canada's Economic Immigration Policies. July 2009. Toronto: Maytree Foundation. http://www.maytree.com/wp-content/uploads/2009/07/adjustingthebalance-final.pdf.

12. Commission de la réforme des services publics de l'Ontario. 2012. Des services publics pour la population ontarienne : Cap sur la viabilité et l'excellence. http://www.fin.gov.on.ca/en/reformcommission/chapters/report.pdf.

13. Statistique Canada, Enquête sur la population active, janvier 2012.

14. Downie, M. 2010. Immigrants as Innovators: Boosting Canada's Global Competitiveness. Ottawa: The Conference Board of Canada. http://kaimeramedia.com/peelnewcomer//images/articles/11-074-immigrantsasinnovators-web.pdf.

15. Zietsma, D.2010. Immigrants exerçant des professions réglementées. Ottawa : Statistique Canada. http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2010102/article/11121-eng.htm#a5.

16. Citoyenneté et Immigration Canada. « Faits et chiffres » http://www.cic.gc.ca/english/resources/statistics/menu-fact.asp.

17. Statistique Canada, Enquête sur la population active, janvier 2012.

18. Globe and Mail. 2012. Canada must actively recruit the best and brightest immigrants. 4 May.


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